Inventaire des choses bonnes pour ma santé… III

INVENTAIRE DES BONNES CHOSES POUR MA SANTE… III Je veux encore humer l’odeur de ces veilles pages jaunies et fragilisées par ces toutes petites mains avides de mystères, d’énigmes à résoudre, de dangers à braver et de sensations fortes qui t’emportent toute la nuit dans un tourbillon d’imagination et de rêves… et qui resteront gravées…

Ambulatoire

Aux alentours de dix heures, à une ou deux minutes près et quelques secondes de trop qui se courent après, les unes derrière les autres : ici, le temps n’a plus vraiment d’importance… Une chambre double avec vu sur le parc, des arbres magnifiques au feuillage jaune, d’autres – un peu à la traîne –…

It’s 5 a.m. and Lyon is waking up

Il est 5 heures, Lyon s’éveille… 5h00 et quelques poussières d’étoiles tout là-haut dans le ciel… On entend déjà dans la nuit d’un matin récalcitrant le bruit de quelques moteurs qui commencent à s’agiter sur les avenues de la ville tandis que les tramways remplissent déjà leur office… « Il est 5h00 Lyon s’éveille ». Il est…

A La Martin…

    (Réédition du 28 juin 2018) Chaque jour, pour moi, se rejouait l’aventure du bus m’absorbant dans le flot des lycéens s’en allant jouer dans la cour des grands, au lycée. Chaque jour, le même trajet vers une nouvelle journée qui n’en finissait pas de ne pas en finir avec elle-même… Chaque jour, en…

Entretien avec mon chat

Elle est là tout près de moi, comme toujours… recherchant une petite place au soleil, un petit coin de chaleur, de douceur et de tranquillité. Parfois, elle met un peu de temps à se décider – l’affaire étant grave – , mais une fois le lieu de la sieste choisi, elle s’apaise, se détend, la…

Une âme peut en cacher une autre

Si tu poses doucement, tout doucement ta petite main sur la mienne avec une infinie tendresse, Si tu effleures ma colère – comme ma joie – du bout de tes lèvres et du fond de ton être, Si tu cherches dans la profondeur de mon regard les battements de ton cœur, Alors dans le fond…

La nuit, tous les chachats sont gris…

Un grand bureau vide, trois écrans d’ordinateur, une lampe au néon éblouissante, un poste de téléphone, de grandes baies vitrées surplombant de cinq étage une rue déserte à la nuit tombée, Lyon s’endort dans les bras d’un soir d’automne à peine réchauffé par les rayons timides d’une journée encore ensoleillée. L’esprit s’éveille au monde invisible…

Ce matin, j’ai perdu que’que chose…

Ce matin en allant travailler, j’ai perdu que’que chose. Un p’tit je ne sais quoi s’en est allé je n’sais où. Un p’tit que’que chose m’a quitté et je ne m’en étais même pas rendu compte jusqu’à ce que je rentre chez moi le soir, comme chaque soir, comme tous les soirs depuis vingt-cinq ans….

Au 12 du quai Romain Rolland

  Fin des années 80, quelque part entre la Presqu’île et les quais de Saône côté 5ème. En arrivant de la Presqu’île par le rue Grenette, tu files tout droit, toujours tout droit – tu as tout de même le temps, il n’est pas encore dix-huit heures. Tu avances… le regard qui flotte, qui s’égare…

First train to Belfast !

Dublin, 5h30. Le jour n’a pas encore vraiment envie de se lever. En ce samedi matin d’octobre, le temps est frais et pluvieux. La veille, à Lyon, il faisait beau et chaud avec une température l’après-midi de 27°C. Le bus jaune de la ligne 41, bus à deux étages, arrive à l’heure. Le chauffeur, lui,…

Somewhere in Dublin

Une rue de Dublin, un lundi vers 18 heures à la tombée de la nuit. Le temps est humide et doux en ce début de mois d’octobre, la mer d’Irlande venant tempérer les premières ardeurs de l’automne. Aucun building à l’horizon pour s’élancer dans le ciel à la rencontre des nuages. Seules les briques rouges…

Bob, reviens !

Bob reviens ! Allez, déconne pas, reviens ! Reviens me voir le soir, encore une fois, une toute petite fois, juste une petite dernière fois, comme avant. Reviens… comme tu savais si bien le faire pendant ces après-midi où tout s’arrêtait pour ne laisser place qu’à l’imaginaire derrière les rideaux d’une chambre qui s’ouvraient sur des aventures…

Mad World…

Il y a des jours où tout va bien, où tout va très bien, où tout est bien et beau, et où tu te sens vraiment mais vraiment bien dans tes baskets. Aucun « ciel bas et lourd »  qui pèse sur ta tête « comme un couvercle » ni aucun « drapeau noir » à l’horizon. Rien que du beau temps…

J’attendrai…

Le cadre : il fait encore très beau en cette matinée de fin septembre. Le soleil est déjà bien présent dans le ciel et rayonne de toute sa puissance sur la ville qui finit de s’éveiller au bruit des marteaux-piqueurs. Les travaux de la nouvelle ligne de tramway T6 n’en finissent pas d’en finir et chaque…

Ma colère, mon amie, ma sœur…

Ma colère, mon amie, ma sœur, ne reste pas là plantée à ne rien faire. Va-t-en rejoindre d’autres têtes ou d’autres cœurs que tu pourras enserrer violemment jusqu’à l’asphyxie. Je ne veux plus être ton hôte ni même ton compagnon de route : je ne partagerai plus le pain avec toi, plus rien ! Tu en as…

La chambre de l’oubli

Après les murmures sucrés du désir et les douces caresses de la passion à l’ombre des murs blancs de cette chambre de l’oubli, allongée sur ce lit, tu rêves le regard flottant au-dessus d’une mer de volupté et d’éternité. Tu rêves le cœur grand ouvert à la vie et au bonheur enfin présent. L’instant d’un…

ÉCRITURE AUTOMATIQUE

Aujourd’hui, il n’y a rien à dire, rien à écrire. Même l’écriture automatique de nos amis surréalistes n’y peut rien. La main traîne lentement sur la page blanche en ne laissant aucune trace, aucun mot ni même aucune rature. La bille du stylo est sèche, l’encre s’en est allée chercher un autre maître, épuisée par…

Les cavaliers de l’apocalypse

Les cavaliers de l’apocalypse WARNING – AVERTISSEMENTS « Any resemblance to real and actual names is purely coincidental. » « Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite.» « Je regardai, et voici, parut un cheval d’une couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l’accompagnait. Le pouvoir leur fut donné…

Un moment avec Jim

Doucement, tout doucement, je ferme les yeux sans regrets sur un monde sans saveur, sans poivre ni sel, sans cannelle ni vanille, sans souffle ni génie, sur un monde en larmes et apeuré. Je ferme mon cœur à un monde fade sans réelle couleur ni harmonie, gris et embrumé et prépare mon âme au grand…

L’appel

L’appel  Vers 18h30 un lundi de septembre. Il fait encore très chaud en cette période de l’année, c’est assez inhabituel même pour un Lyonnais. L’été ne veut pas baisser les bras et se résigner à descendre de charge… Le père : Lui, Il est dans le tram direction Perrache. Il pense à tout et à rien…