Antienne et billevesées

    I J’aime ces sales gros rats Qui dorment dans les recoins de mon lit J’aime ces sales gros cris Qui végètent et sonnent le glas. Alors, lentement la folie s’y perd La connerie s’y mêle A l’ombre de ces sales gros tas. (Mais, d’où vient le vent?) II La passion amoureusement me guide…

MARJOLAINE

A Fred et Véronique (Réédition du 28 juin 2018) Magnifique journée de mai, douce et tendre journée ensoleillée, presque chaude déjà… un vent très léger anime et donne vie aux branches des arbres en fin de floraison, du pollen qui sature l’air… tout, tout est parfait en ce mercredi 4 mai 2016, le printemps s’est…

Le petit train-train

  Le petit train Le petit train Le petit train-train Toujours le même Toujours le matin Par ces petits chemins qui s’en vont dans le lointain Par ces petits bouts de chemins qui vont bon train Sur les rails de l’ennui Sur les rails des pas perdus Sur les rails tordus Du petit train-train Du…

Un moment avec Jim

(Réédition du 14 septembre 2018) Doucement, tout doucement, je ferme les yeux sans regrets sur un monde sans saveur, sans poivre ni sel, sans cannelle ni vanille, sans souffle ni génie, sur un monde en larmes et apeuré. Je ferme mon cœur à un monde fade sans réelle couleur ni harmonie, gris et embrumé et…

Où est passé le petit garçon ?

(Réédition du 19 août 2018 et révisée) Je pars à sa recherche… Je cours dans tous les sens, affolé. Je tremble : j’ai peur… Paniqué, je regarde rapidement à droite, puis à gauche : je ne vois rien, juste le vide, un vide noir et froid, glaçant. Je ne vois rien ! Il s’est envolé, évanoui et pourtant…

Home sweet home

(réédition du 1er juin 2018) J’ai cherché longtemps. J’ai cherché longtemps une maison. Je voulais une maison avec une cheminée, un jardin, et une grande cuisine avec en son centre une belle grande table. Une grande table, longue avec tout plein de chaises autour. Des chaises pour recevoir la vie, des invités, manger, rire, déconner,…

Nairobi Airport NBO

(Réédition du 24 août 2018) Jomo Kenyatta International Airport, le 21 août 2018 à 22h11 heure locale soit 21h11 heure de Paris. Il fait déjà nuit sur Nairobi depuis au moins deux bonnes heures. Ici, dès 18h30, l’obscurité fond sur la ville comme une proie et engloutit tout d’un seul coup sur son passage. Le moindre…

Une nuit d’été…

  Un soir de juillet… vers la fin des années 80, les grandes vacances sont enfin là ! Les nuits sont toutes à nous – enfin ! – tandis que nos journées sont vouées aux petits boulots d’été. Un mois de travail, c’est une éternité quand on a à peine dix-huit ou dix-neuf ans mais bon, il…

Comme sur des rails…

Du lundi matin au vendredi soir et durant des années se répéteront inlassablement – pour beaucoup – le même rituel quotidien, la même histoire sans paroles qui les emmèneront un jour très loin, loin d’eux-mêmes, tout au bout au bout de leur vie et de leurs peines… Et le temps aura passé en un claquement…

Perrache

, Perrache, quartier de Lyon dont l’origine remonte à l’Ancien régime et au nom de famille de son promoteur Antoine-Michel Perrache, sculpteur et ingénieur de formation durant les années 60-70… au 18ème siècle. A cette époque, Lyon est encore sauvage par certains côtés. Il reste à dompter ses rivières et repousser le confluent du Rhône…

La chambre de l’oubli

  (Rediffusion du 24 septembre 2018)   Après les murmures sucrés du désir et les douces caresses de la passion à l’ombre des murs blancs de cette chambre de l’oubli, allongée sur ce lit, tu rêves le regard flottant au-dessus d’une mer de volupté et d’éternité. Tu rêves le cœur grand ouvert à la vie…

L’amour d’une mère

    LA DANSE DE L’ARSOUILLE Tout est dans le geste, dans les vibrations de son corps et dans le balai continu de ses mains manucurées qui s’ouvrent sur le vide comme pour se saisir d’une vérité impalpable et absolue… Des mains qui s’ouvrent pour se refermer ensuite précipitamment sur un verre de rouge ou…

Délicatement, tout doucement…

    DELICATESSE Si la vie n’était que pure poésie Si le temps n’était que douce ivresse Si la pluie n’était que grande délicatesse Si le vent n’était que fine caresse Et la nuit tendre paresse sur ton lit Alors, délicatement, tout doucement, Je déposerais ma plume et mon âme A l’ombre de Tes perfections…

Le regard d’un enfant

    Le temps d’un souvenir, éphémère et frêle filant dans le ciel de la vie d’un père, je n’ai pas su lire dans ton regard noir et pétillant de malice l’enfant que tu n’étais plus… L’éternité a laissé sa place à la jeune femme, l’insouciance et les rires au silence de l’incompréhension, la complicité…

A la rencontre de Maya…

  Un vendredi soir vers 19 heures, fin des années 70 dans une commune de l’Est lyonnais… Le cours de musique vient de se terminer… ouf ! Le solfège, c’est sympa mais à petites doses surtout quand la passion des notes, portées, dictées n’est pas réciproque entre l’élève et cette science quasi ésotérique. Jouer d’un instrument,…

MON AMIE ALGOS – Aλγος

  Neuf heures du matin seulement et déjà il se fait bien tard… Une ombre épaisse recouvre lentement la chair tuméfiée de tous ces jours d’attente, de prière et d’espoirs impossibles comme une fraîche nuit d’automne jetant son voile épais sur un été encore chaud, orageux mais fragile et sans avenir. Depuis tant d’années, elle…

Sortir ce soir… Part. 3

  Partie III Hiver 1986, un jeudi soir dans une boîte de l’Ouest lyonnais aux environs de 23 heures 30. …Tout dans l’air fleure bon cette sensation d’extrême liberté, du « ce soir tout est possible » around midnight, du «  ce soir, j’irai danser le mambo au Royal Casino, sous les lambris rococo, la nuit…

Le prix de la liberté… The price of liberty

  « La liberté politique dans un citoyen est cette tranquillité d’esprit qui provient de l’opinion que chacun a de sa sûreté ; et pour qu’on ait cette liberté, il faut que le gouvernement soit tel qu’un citoyen ne puisse pas craindre un autre citoyen » « Political liberty in a citizen is that peace of mind that…

Sortir ce soir… Part. 2

  Hiver 1986, Lyon 8ème, un jeudi vers 17 heures 30, à la sortie du lycée. La journée a été intense comme toutes les autres de la semaine et celle-ci est loin de se terminer – l’emploi du temps est chargé, très chargé et ce jusqu’au samedi midi. Et pour arriver au samedi midi, c’est…

Le coeur d’Anna

  L’EMPREINTE   Je m’appuierai si bien et si fort à la vie, D’une si rude étreinte et d’un tel serrement Qu’avant que la douceur du jour me soit ravie Elle s’échauffera de mon enlacement. La mer, abondamment sur le monde étalée, Gardera dans la route errante de son eau Le goût de ma douleur…