Tout en haut de la colline… Octavio

le

 

COLLINE DE L’ETOILE

 

Ici les anciens accueillaient le feu
Ici le feu créait le monde
A midi les pierres s’ouvrent comme des fruits
L’eau ouvre les paupières
La lumière coule sur la peau du jour
Goutte immense où le temps reflète et s’apaise.

 

 

Octavio Paz (1914-1998) in Liberté sur parole (1949), Éditions Gallimard, nrf, poésie, 1966. Octavio Paz est un essayiste, considéré comme l’un des plus grands poètes de langue espagnole et diplomate mexicain. Alors qu’il réside en Espagne durant la guerre civile, il soutient la lutte des républicains. Il devient prix Nobel de littérature en 1990.

 

 

16 commentaires Ajouter un commentaire

  1. iotop dit :

    Bon jour,
    L’homme a tissé les étoiles pour devenir poète sur la colline de sa solitude qui se crie dans l’infini …
    Max-Louis

    Aimé par 4 personnes

    1. ibonoco dit :

      C’est une façon bien belle de voir en l’homme le poète… seul avec sa sensibilité et ses émotions.

      Aimé par 2 personnes

  2. jamadrou dit :

    J’aime beaucoup cette lumineuse poésie.

    Ici, tout a changé, mais mon village demeure et il reste quelque chose de chacun accrochée aux collines, aux arbres, à la grange en ruine , au grand champ de maïs. Ma colline a des yeux et elle a surtout en son coeur le feu brûlant de mes souvenirs.
    Si le monde, dans son chaos, est amputé de ma colline, il ne sera plus dans la permanence de ma vie; j’aurai perdu à jamais ma salutation à l’aube quand le soleil me scrutait à travers les branches de mes arbres et j’aurai aussi perdu à jamais ma méditation du soir.
    jamadrou © (2018 Ephéméride… extrait)

    Aimé par 4 personnes

    1. ibonoco dit :

      C’est effectivement un très beau texte. La colline devient l’âme d’un monde disparu, d’une époque révolue.
      Merci 🙂

      J'aime

  3. karouge dit :

    Grand homme que cet Octavio Paz.
    Pas comme mon étoile , cette menteuse :

    « Elle m’a dit d’aller siffler là-haut sur la colline,
    De l’attendre avec un petit bouquet d’églantines.
    J’ai cueilli des fleurs et j’ai sifflé tant que j’ai pu, j’ai attendu attendu elle n’est jamais venue! »
    Je crois qu’en fait, elle préférait chantonner avec Joe Dassin !😂

    Aimé par 4 personnes

    1. ibonoco dit :

      Excellent !!! 🙂
      Elle me l’a dit aussi mais je n’y suis pas allé. Elle m’avait déjà fait le coup.

      Aimé par 3 personnes

    1. ibonoco dit :

      Oui, c’est un grand poète.

      J'aime

  4.  » Colline de l’Étoile  » ….
    Un lumineux poème, en ce dimanche de l’Épiphanie…
     » La lumière coule sur la peau du jour  »…superbe

    Merci et bonne fin de soirée John
    Amitiés
    Manouchka

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    1. ibonoco dit :

      Merci Manouchka.
      Excellente fin de soirée aussi.

      Aimé par 2 personnes

  5. Il y a des poètes qui soufflent leurs éléments à la verticale sans oublier l’horizon. Ils sont rares, ils sont précieux. Le vent de Paz est magnifique. Merci du partage.

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  6. Jeandesantec dit :

    lire ce genre de poème c’est renaitre à la vie…merci.

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    1. ibonoco dit :

      Très bonne soirée Jean.

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  7. C’est l’un des grands, Octavio Paz. Je l’aime surtout comme essayiste. Je vous recommande « El arco y la lira ».

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    1. ibonoco dit :

      Merci Antonio pour cette recommandation.J’aime beaucoup Octavio Paz et je découvrirai – dès que le temps me le permettra –  » El arco y la lira « 

      Aimé par 1 personne

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