ÉCRITURE AUTOMATIQUE

(Réédition du 21 septembre 2018) Aujourd’hui, il n’y a rien à dire, rien à écrire. Même l’écriture automatique de nos amis surréalistes n’y peut rien. La main traîne lentement sur la page blanche en ne laissant aucune trace, aucun mot ni même aucune rature. La bille du stylo est sèche, l’encre s’en est allée chercher…

In Techno Music We Trust !

(Réédition du 26 juillet 2018) Nous avions soif de fête ! Nous avions faim ! Nous ne pensions qu’à la fin de la semaine et aux sorties. Les autres soirs, les places pour noctambules avertis de Lyon nous retenaient également tard dans la nuit. On trouvait toujours des pubs comme le Look Bar, la Vieille…

Le singe et le lion

  « N’imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe. »   « Do not imitate anything or anyone. A lion that copies a lion becomes a monkey. »   Victor Hugo (1802 – 1885), est un poète, dramaturge, peintre, dessinateur, pamphlétaire et romancier français. Chef de file du romantisme, grand poète, il est aussi l’homme…

La plume d’Octavio

  Je commence et recommence. Mais je n’avance pas. Chaque fois qu’elle atteint les lettres fatales, la plume recule : un interdit implacable me ferme le chemin. Hier, investi des pleins pouvoirs, j’écrivais sans peine, sur la première feuille disponible : un fragment de ciel, un mur (impavide devant le soleil et mes yeux), un pré, un…

Daily routine (quotidien) is painless

  (Réédition du 9 août 2018) Ah ! toi, quotidien, sacré quotidien, ennemi incontournable, frère de sang impitoyable qui constamment me poursuit sans faire le moindre bruit. Aujourd’hui, tu ne m’auras pas ! Je pars à Zanzibar : « ça fait trop longtemps que ça dure, les coups bas, les coups durs… », le cafard, les bobards et toutes ces…

Don’t touch me!

    « Rien ne me touche, tout m’atteint »   Traduction approximative « Nothing touches me, everything reaches me »   Ibonoco

Le destin a-t-il un objectif ?

    « Ce qui t’es destiné trouvera le moyen de te rejoindre » Traduction approximative… : «What is meant for you will find a way to join you»   Hester Browne

MARJOLAINE

A Fred et Véronique (Réédition du 28 juin 2018) Magnifique journée de mai, douce et tendre journée ensoleillée, presque chaude déjà… un vent très léger anime et donne vie aux branches des arbres en fin de floraison, du pollen qui sature l’air… tout, tout est parfait en ce mercredi 4 mai 2016, le printemps s’est…

Un moment avec Jim

(Réédition du 14 septembre 2018) Doucement, tout doucement, je ferme les yeux sans regrets sur un monde sans saveur, sans poivre ni sel, sans cannelle ni vanille, sans souffle ni génie, sur un monde en larmes et apeuré. Je ferme mon cœur à un monde fade sans réelle couleur ni harmonie, gris et embrumé et…

Tes yeux dans les miens

TES YEUX Tes yeux sont la patrie de l’éclair et de la larme, silence disert.   Tempêtes sans vent, mer sans vagues, oiseaux prisonniers, fauves dorés endormis, topazes impies comme la vérité.   Automne dans une clairière où la lumière chante à l’ombre d’un arbre, et où toutes les feuilles sont oiseaux, plage que le…

Où est passé le petit garçon ?

(Réédition du 19 août 2018 et révisée) Je pars à sa recherche… Je cours dans tous les sens, affolé. Je tremble : j’ai peur… Paniqué, je regarde rapidement à droite, puis à gauche : je ne vois rien, juste le vide, un vide noir et froid, glaçant. Je ne vois rien ! Il s’est envolé, évanoui et pourtant…

« J’ai beau être matinal, j’ai mal… »

  « Chacun de nous tient ses souffrances pour les plus cruelles de toutes » Traduction approximative : « Each of us considers his or her sufferings to be the most cruel of all. »       Hermann Hesse (1877 – 1962) est un romancier, essayiste, poète et peintre allemand naturalisé suisse : prix Bauemfeld en 1905, prix Goethe en…

Home sweet home

(réédition du 1er juin 2018) J’ai cherché longtemps. J’ai cherché longtemps une maison. Je voulais une maison avec une cheminée, un jardin, et une grande cuisine avec en son centre une belle grande table. Une grande table, longue avec tout plein de chaises autour. Des chaises pour recevoir la vie, des invités, manger, rire, déconner,…

La petite fille qui pleure…

(Rediffusion du 4 août 2018) A mon père  La petite fille unique qui pleure a perdu le chemin de sa maman. Dans ce supermarché de Strasbourg, en ces temps de froids polaires que les années soixante-dix connaissent, la petite fille unique aux yeux verts a les yeux rougis par les larmes. Elle a perdu le…

Tout en haut de la colline… Octavio

  COLLINE DE L’ETOILE   Ici les anciens accueillaient le feu Ici le feu créait le monde A midi les pierres s’ouvrent comme des fruits L’eau ouvre les paupières La lumière coule sur la peau du jour Goutte immense où le temps reflète et s’apaise.     Octavio Paz (1914-1998) in Liberté sur parole (1949),…

Un Noël au ski à Saint-Tropez

  Le premier mercredi du mois de janvier, vers 17h00 à Saint-Tropez. Il a fait un temps magnifique toute la journée avec une douceur de vivre appelant l’âme de l’adulte à la bella vita en l’incitant à faire l’école buissonnière jusqu’à la fin de sa vie. Au bord de l’eau, le flux et le reflux…

Le Noël de Patoche et Titi

  Patoche et Titi sont de vieux amis. Et ce sont les meilleurs amis du monde ! même si parfois cette dernière chasse Patoche du canapé en lui crachant dessus ou en lui donnant à l’occasion quelques petits coups de patte discrets. Il faut dire que depuis que Titi alterne de résidence chaque semaine, elle a…

EL LLANO

(Réédition du 28 juin 2018) J’aime de temps à autre laisser vagabonder mes pensées du côté de ces terres chaudes et arides, non loin de Cartagena. Il me semble alors que je suis une autre personne, tantôt un enfant ouvrant grand ses yeux sur un monde aux accents différents, tantôt un jeune adulte recherchant les…

Hermann, essaye encore !

  « Je ne voulais qu’essayer de vivre ce qui voulait spontanément sortir de moi. Pourquoi était-ce si difficile ? »   Hermann Hesse (1877 – 1962) in Demian, 1919. Hermann Hesse est un romancier, essayiste, poète et peintre né en Allemagne puis naturalisé suisse : prix Bauemfeld en 190, prix Goethe en 1946, prix Nobel de littérature…

La plume d’Octavio

  Je commence et recommence. Mais je n’avance pas. Chaque fois qu’elle atteint les lettres fatales, la plume recule : un interdit implacable me ferme le chemin. Hier, investi des pleins pouvoirs, j’écrivais sans peine, sur la première feuille disponible : un fragment de ciel, un mur (impavide devant le soleil et mes yeux), un pré, un…