טאָג און נאַכט Day and Night

JOUR ET NUIT Déjatraversés,DépassésPar tant de lasses,Muettes, maigres,Caravanes,Les nocturnes désertsQui s’ouvrent en mon coeur.A peine,Dans la mémoire une clochette,Une étoile qui disparaît,Tintement,Rose-innocent comme l’ordonneLe point du jour au cielPar-dessus l’étendue sauvage. Pourtant,Des yeux demeurent,Chevaux de charge,D’entraînement,Captifs dans l’enclos du soir,Des maisons abandonnées,Des prairies grasses,Et de la joie – et des larmes. רחל פֿישמאַן, Rukhl Fishman,…

ער דײַנע ווײַסע שטערן

(Réédition) SOUS TES ETOILES BLANCHES sous tes étoiles blanchestends-moi ta blanche main.mes mots qui sont des larmesdans ta main désirent repos.vois leur éclat s’assombrirsous mon regard encavé,aucun abri je ne trouvepour en retour te les offrir. mais je voudrais, dieu familier,te léguer mes possessions,car en moi brûle un feuet en le feu mes journées.toujours entre…

Too often I’ve kept silent

ULTIME BILAN Au moment où j’établisL’ultime bilanComptant et mesurantComme sur un échiquier le mouvementDe mon parcours sur les sentiersDepuis le berceau jusqu’à l’instant présent,Il me sembleQu’à moi-même,Je fus et suis resté aveugle.J’ai cherché chez les autres les failles.Je n’ai jamais assezAimé. Loué. Accordé ma confiance.entre le oui et le nonJe n’ai jamais su construire aucun…

Never again will we be mute

MURS Nous,Solides et durs, nous les murs,Condamnés à écouter et à nous taire,Des milliersDes milliers d’années nous restâmes soumis,Écoutant, comprenant,Étouffant en nous silencieusementLa rumeur des générations.Mais plus jamais nous ne serons muets,Nous entendronsL’escalade,La griffade,La tornadeDes pesants, des pas épaisDes pas d’acier.Il vient un colosse, un puissant,Et tout ce qui, hier encore,Régnait,Comme le rocOu le granitÀ…

ער דײַנע ווײַסע שטערן

SOUS TES ETOILES BLANCHES sous tes étoiles blanchestends-moi ta blanche main.mes mots qui sont des larmesdans ta main désirent repos.vois leur éclat s’assombrirsous mon regard encavé,aucun abri je ne trouvepour en retour te les offrir. mais je voudrais, dieu familier,te léguer mes possessions,car en moi brûle un feuet en le feu mes journées.toujours entre caves…