Quotidien is painless

Starshooter

Ah ! toi, quotidien, sacré quotidien, ennemi incontournable, frère de sang impitoyable qui constamment me poursuit sans faire le moindre bruit. Aujourd’hui, tu ne m’auras pas ! Je pars à Zanzibar : « ça fait trop longtemps que ça dure, les coups bas, les coups durs… », le cafard, les bobards et toutes ces termites qui grouillent dans mon placard. Ca fait trop longtemps que ça dure, les emmerdes, la fatigue et l’usure de tous ces jours sans nuit.

Ah ! toi, quotidien, mon quotidien, mon meilleur ennemi qui désespérément me colle à la peau, du matin au soir, et du soir au matin une fois franchi le pas de ma porte. Tu ne m’auras pas ! Ce soir, je me barre, je largue les amarres, je veux être un indien qui danse sous la pluie la hache à la main. Ce soir, je serai un sauvage invoquant la foudre, les éclairs et le tonnerre. « Ce soir je fais la malle, ce soir je suis gourou… Licencié je m’en fous. Ce soir je serai noir, danseur néo-zazou… ». Ce soir, je pars à Zanzibar.

Ah ! toi, éternel quotidien sans refrain, sans chanson, sans musique, je te vis souvent comme une agression permanente, comme un raz de marée déferlant sur ma digestion avec aigreur et remontant par mon tube digestif pendant mes envies de sieste. Mais tu ne m’auras pas ! Ce soir je me casse, je me barre, je largue les amarres. Ce soir, je serai tel Louis au-dessus de la mer, « en petit monoplan… les moustaches au vent… Calais-Douvres en volant… ». Ce soir, je serai un guerrier zoulou, ce soir je serai tout.

Ah ! toi, quotidien des mauvais jours, tu es cette pensée obsédante dont je n’arrive pas à me débarrasser quand il pleut sur le bord de mon front et que perle la rage du fond de mon cœur. Tu ne m’auras pas ! Tu ne me contraindras plus ! Ce soir, je sors, je mets les voiles. Je sors de ma coquille pour aller « danser comme un fou, comme un rockeur endiablé ». Je sors prendre l’air du côté du Westside Club, Starshooter y fait ses débuts…

Ah ! toi, quotidien des fins d’années, tu es cette foule, cette nuée grouillante des hypermarchés, des galeries marchandes à la période des fêtes de Noël, myriade de personnes pressées avec leurs odeurs de transpiration corsées, bruyantes, agitées, qui te frôlent, te passent devant, derrière et qui t’écrasent les pieds en t’engueulant… Mais tu ne m’auras pas ! Je ne veux plus de dinde dans mon assiette ni de marrons dans la gueule. Alors je me casse anywhere… « en petit monoplan, les moustaches au vent… Louis, Louis, Louis ».

Ah ! toi, quotidien sans fin, fils de pute, quelle agressivité tu montres dans le son des klaxons qui beuglent le matin sur le périph et qui m’emportent les tympans ! Rien ne vaut une bonne agression, une bonne montée d’adrénaline pour débuter la journée. On a le cœur qui tape fort, le souffle rapide, les tempes qui bourdonnent… Mais tu ne m’auras plus ! « machine détraquée, machine blessée, machine à aimer, machine à tuer, néo-romantique ou macho pornographique, le garçon des 80’s est un rien diabolique ». 

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. juliette dit :

    merci ! 🙂 je ne connais pas trop Starshooter parce qu’à l’époque j’habitais Londres et écoutais plutôt Clash , les Stranglers; Joy Division, Bauhaus … et autres groupes punks ou gothiques ! du coup j’ai rate la musique Française , mais je me rattrape quand j’ai le temps ! je continue à écouter ici 😉

    Aimé par 1 personne

    1. ibonoco dit :

      Et bien, c’est super. You are in the party

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s