An evening at the EMPIKA

  (Réédition du 6 juillet 2018 et novembre 2018) Une soirée à l’EMPIKA Il fait déjà nuit et presque froid du côté de la rue piétonne des Marronniers ce soir-là. Ça commence à grouiller sur les trottoirs. La foule est de sortie, on peut entendre la ville qui s’agite et veut faire la fête. A…

The night is coming down

    LA NUIT DESCEND La nuit descend On y pressent Un long un long destin de sang Guillaume Apollinaire pour Geneviève Marguerite Marie-Louise de Pillot de Coligny, dite Louise de Coligny-Châtillon, surnommée Lou. Guillaume Albert Vladimir Alexandre Apollinaire de Kostrowitzky1, dit Guillaume Apollinaire (1880 – 1918), in Ombre de mon amour, 1947, Poèmes à…

Take me downtown

    DOWNTOWN TRAIN Outside another yellow moon Has punched a hole in the night time mist I climb through the window and down to the street I’m shining like a new dime The downtown trains are full Full of all them brooklyn girls They try so hard to break out of their little worlds…

Inventaire des choses bonnes pour ma santé…

(Réédition du 13 juillet 2018) Je veux voyager au bout de la nuit, voir tout le monde, la terre, le ciel, la mer… et les étoiles, surtout les étoiles. Je veux voyager loin, très loin, plus loin que l’horizon et la promesse de demain. Je veux aller du côté de chez toi, entrer dans ta…

I’m free !

  « Quoi de plus fatal que de traiter en ennemis et d’envoyer à la mort des hommes qui n’ont commis d’autre crime que celui de penser avec indépendance ? » « What, I ask, can be more fatal than that men should be considered enemies and condemned to death, not because of any wickedness or crime,…

ÉCRITURE AUTOMATIQUE

(Réédition du 21 septembre 2018) Aujourd’hui, il n’y a rien à dire, rien à écrire. Même l’écriture automatique de nos amis surréalistes n’y peut rien. La main traîne lentement sur la page blanche en ne laissant aucune trace, aucun mot ni même aucune rature. La bille du stylo est sèche, l’encre s’en est allée chercher…

In Techno Music We Trust !

(Réédition du 26 juillet 2018) Nous avions soif de fête ! Nous avions faim ! Nous ne pensions qu’à la fin de la semaine et aux sorties. Les autres soirs, les places pour noctambules avertis de Lyon nous retenaient également tard dans la nuit. On trouvait toujours des pubs comme le Look Bar, la Vieille…

Daily routine (quotidien) is painless

  (Réédition du 9 août 2018) Ah ! toi, quotidien, sacré quotidien, ennemi incontournable, frère de sang impitoyable qui constamment me poursuit sans faire le moindre bruit. Aujourd’hui, tu ne m’auras pas ! Je pars à Zanzibar : « ça fait trop longtemps que ça dure, les coups bas, les coups durs… », le cafard, les bobards et toutes ces…

Somewhere in Dublin

(Réédition du 11 octobre 2018) Une rue de Dublin, un lundi vers 18 heures à la tombée de la nuit. Le temps est humide et doux en ce début de mois d’octobre, la mer d’Irlande venant tempérer les premières ardeurs de l’automne. Aucun building à l’horizon pour s’élancer dans le ciel à la rencontre des…

Un moment avec Jim

(Réédition du 14 septembre 2018) Doucement, tout doucement, je ferme les yeux sans regrets sur un monde sans saveur, sans poivre ni sel, sans cannelle ni vanille, sans souffle ni génie, sur un monde en larmes et apeuré. Je ferme mon cœur à un monde fade sans réelle couleur ni harmonie, gris et embrumé et…

La chambre de l’oubli

  (Rediffusion du 24 septembre 2018)   Après les murmures sucrés du désir et les douces caresses de la passion à l’ombre des murs blancs de cette chambre de l’oubli, allongée sur ce lit, tu rêves le regard flottant au-dessus d’une mer de volupté et d’éternité. Tu rêves le cœur grand ouvert à la vie…

Une soirée à L’EMPIKA

          Réédition du 6 juillet 2018 Il fait déjà nuit et presque froid du côté de la rue piétonne des Marronniers ce soir-là. Ça commence à grouiller sur les trottoirs. La foule est de sortie, on peut entendre la ville qui s’agite et veut faire la fête. A partir du jeudi…

Entretien avec mon chat

Elle est là tout près de moi, comme toujours… recherchant une petite place au soleil, un petit coin de chaleur, de douceur et de tranquillité. Parfois, elle met un peu de temps à se décider – l’affaire étant grave – , mais une fois le lieu de la sieste choisi, elle s’apaise, se détend, la…

La nuit, tous les chachats sont gris…

Un grand bureau vide, trois écrans d’ordinateur, une lampe au néon éblouissante, un poste de téléphone, de grandes baies vitrées surplombant de cinq étage une rue déserte à la nuit tombée, Lyon s’endort dans les bras d’un soir d’automne à peine réchauffé par les rayons timides d’une journée encore ensoleillée. L’esprit s’éveille au monde invisible…

Au 12 du quai Romain Rolland

  Fin des années 80, quelque part entre la Presqu’île et les quais de Saône côté 5ème. En arrivant de la Presqu’île par le rue Grenette, tu files tout droit, toujours tout droit – tu as tout de même le temps, il n’est pas encore dix-huit heures. Tu avances… le regard qui flotte, qui s’égare…

Somewhere in Dublin

Une rue de Dublin, un lundi vers 18 heures à la tombée de la nuit. Le temps est humide et doux en ce début de mois d’octobre, la mer d’Irlande venant tempérer les premières ardeurs de l’automne. Aucun building à l’horizon pour s’élancer dans le ciel à la rencontre des nuages. Seules les briques rouges…

Bob, reviens !

Bob reviens ! Allez, déconne pas, reviens ! Reviens me voir le soir, encore une fois, une toute petite fois, juste une petite dernière fois, comme avant. Reviens… comme tu savais si bien le faire pendant ces après-midi où tout s’arrêtait pour ne laisser place qu’à l’imaginaire derrière les rideaux d’une chambre qui s’ouvraient sur des aventures…

Mad World…

Il y a des jours où tout va bien, où tout va très bien, où tout est bien et beau, et où tu te sens vraiment mais vraiment bien dans tes baskets. Aucun « ciel bas et lourd »  qui pèse sur ta tête « comme un couvercle » ni aucun « drapeau noir » à l’horizon. Rien que du beau temps…

Ma colère, mon amie, ma sœur…

Ma colère, mon amie, ma sœur, ne reste pas là plantée à ne rien faire. Va-t-en rejoindre d’autres têtes ou d’autres cœurs que tu pourras enserrer violemment jusqu’à l’asphyxie. Je ne veux plus être ton hôte ni même ton compagnon de route : je ne partagerai plus le pain avec toi, plus rien ! Tu en as…

La chambre de l’oubli

Après les murmures sucrés du désir et les douces caresses de la passion à l’ombre des murs blancs de cette chambre de l’oubli, allongée sur ce lit, tu rêves le regard flottant au-dessus d’une mer de volupté et d’éternité. Tu rêves le cœur grand ouvert à la vie et au bonheur enfin présent. L’instant d’un…