Sortir ce soir… Part. 2

  Hiver 1986, Lyon 8ème, un jeudi vers 17 heures 30, à la sortie du lycée. La journée a été intense comme toutes les autres de la semaine et celle-ci est loin de se terminer – l’emploi du temps est chargé, très chargé et ce jusqu’au samedi midi. Et pour arriver au samedi midi, c’est…

Le coeur d’Anna

  L’EMPREINTE   Je m’appuierai si bien et si fort à la vie, D’une si rude étreinte et d’un tel serrement Qu’avant que la douceur du jour me soit ravie Elle s’échauffera de mon enlacement. La mer, abondamment sur le monde étalée, Gardera dans la route errante de son eau Le goût de ma douleur…

Sortir ce soir…

  Hiver 1986, une journée au lycée dans le 8ème comme il y en a tant eu… Ce soir-là, la nuit – glacée et pesante – est vite tombée sur la ville sans un mot, sans un cri, comme à son habitude en cette saison où le froid règne en maître. Pour autant, s’il n’a…

Grandeur et justice

« And I should like to be able to love my country and still love justice. I don’t want just any greatness for it, particularly a greatness born of blood and falsehood. I want to keep it alive by keeping justice alive. » « Je voudrais pouvoir aimer mon pays tout en aimant la justice….

My sweet Mathilde, please, reviens-moi !

  Green Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches Et puis voici mon cœur qui ne bat que pour vous. Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches Et qu’à vos yeux si beaux l’humble présent soit doux. J’arrive tout couvert encore de rosée Que le vent du matin vient glacer…

It’s raining again

      Un matin pluvieux de février… Un tout petit matin pluvieux comme il y en a tant dans une vie, une vie qui peu à peu perd ses couleurs, se ternit avant de s’éteindre totalement délavée parce qu’il a trop plu alors qu’il faisait déjà beau dehors. C’est un matin avec un petit…

Neue welle

  Le 9 novembre 1981, c’est la fin ! C’est la fin d’un monopole d’État et le début de l’explosion des radios libres sur la bande FM. C’est une véritable libération, une énorme déflagration, une révolution… « culturelle » sans précédent ; la jeunesse parle à la jeunesse à coup de vinyles importés… on en presque terminé avec les…

Allez Victor, au boulot !

Saison des semailles. Le soir   C’est le moment crépusculaire. J’admire, assis sous un portail, Ce reste de jour dont s’éclaire La dernière heure du travail. Dans les terres, de nuit baignées, Je contemple, ému, les haillons D’un vieillard qui jette à poignées La moisson future aux sillons. Sa haute silhouette noire Domine les profonds…

La déchirure…

    La déchirure ? Non, ce n’est pas cet excellent film des années 80 avec les acteurs Sam Waterston, Haing S. Ngor et John Malkovich dans le rôle de reporters témoins de la prise de Phnom Penh par les Khmers rouges et de la répression meurtrière que ces derniers mirent impitoyablement en place. Répression…

Ligne D… Station Bellecour, tout le monde descend !

Un vendredi matin de janvier, métro ligne D, dans le sens Vénissieux– Gare de Vaise. Cette nuit, il a fait froid sur la ville et sa banlieue. La température est encore légèrement négative, le mercure affiche – 1° Celsius tandis que le soleil peine à se lever et à se libérer de l’étreinte de la…

Qu’est-ce qu’un brouillon ?

  « Le projet est le brouillon de l’avenir. Parfois, il faut à l’avenir des centaines de brouillons. »   Jules Renard (1864 – 1910), écrivain et auteur dramatique français, membre de l’académie Goncourt, militant républicain sous la IIIème République, il soutient Emile Zola lors de l’affaire Dreyfus.

Alors Jules, arrête ton char !

  LES CHEVAUX DU TEMPS   Quand les chevaux du Temps s’arrêtent à ma porte J’hésite un peu toujours à les regarder boire Puisque c’est de mon sang qu’ils étanchent leur soif. Ils tournent vers ma face un œil reconnaissant Pendant que leurs longs traits m’emplissent de faiblesse Et me laissent si las, si seul…

Yvan, t’es le meilleur !

A l’angle de la rue Gambetta et de la Place des Lices se trouve une galerie d’art avec sa grande vitrine, sa porte d’entrée accueillante et ses clients fouinant à l’intérieur. C’est une galerie comme les autres qui nonchalamment expose ses trésors à la rue et aux passants. Sur les trottoirs, le vacancier, l’amateur d’art…

Imbécile ou idiot, telle est la question ?

  « Passer pour un idiot aux yeux d’un imbécile est une volupté de fin gourmet. » Georges Victor Marcel Moineaux, dit Moineau dit Georges Courteline (1858 – 1929), dramaturge et romancier français.

Une belle-mère comme une autre ?

  Ex-URSS vers 1919, quelque part en Ukraine (Novaya-Prilouka), non loin de Kiev, dans un village dont la beauté m’était contée par mes grands parents durant mes étés des années 70 et 80 passés à écouter les histoires de famille qui se recoupaient avec l’Histoire que j’apprenais dans notre école laïque et républicaine. Ce beau…

Une p’tite envie de changer d’air

  « On voyage pour changer, non de lieu, mais d’idées. » Hippolyte Adolphe Taine (1828 – 1893), philosophe, historien et critique français.

François ! Cause donc plus fort, on t’entend pas.

« Moins les gens ont d’idées à exprimer, plus ils parlent fort. » …une traduction approximative : « The fewer ideas people have to express, the loudlier they talk «  François Mauriac (1885 – 1970), écrivain français, lauréat du Grand prix du roman de l’Académie française en 1926, membre de l’Académie française en 1933, prix Nobel…

Aimé et les trilobites

Perdition   nous frappons l’air neuf de nos têtes cuirassées nous frapperons le soleil de nos paumes grandes ouvertes nous frapperons le sol du pied nu de nos voix les fleurs mâles dormiront aux criques des miroirs et l’armure même des trilobites s’abaissera dans le demi-jour de toujours sur des gorges tendres gonflées de mines…

Justice versus Liberté ?

  « Si l’homme échoue à concilier la justice et la liberté, alors il échoue à tout. » Albet Camus (1913 – 1960), écrivain, dramaturge, essayiste, romancier, journaliste dans la Résistance française. Prix Nobel de littérature en 1957.

Roberto, ¿qué te está pasando hoy?

LANGAGE CUIT I Ce vieillard encore violet ou orangé ou rose porte un pantalon en trompe d’éléphant. Mon amour jette-moi ce regard chaud où se lisent de blancs desseins ! Portrait au rallongé de nos âmes Parlerons-nous à cœur fermé et ce cœur sur le pied ? Où jouerons-nous toute la nuit à la main…