LE TEMPS DU LYCEE

 

LE TEMPS DU LYCEE

…voilà venu le temps des copains, le temps du lycée, des études, des rires, des premières vraies sorties le week-end, des premiers rêves à portée main, des premières bagarres où les coups font autant de peur que de mal, des amours au goût sucré, des rencontres enivrantes à la peau douce, tendre et coquine…

La vie ou plutôt notre vie – bouillonnante, passionnante, trépidante, et impatiente – , celle qui bat dans nos cœurs et nos artères et qui à chacune de ses pulsations régulières nous propulse toujours vers l’avant, vers demain, un demain plein d’entrain, de promesses, de rêves et de foi en l’avenir, un futur encore un peu lointain mais irrésistible et fabuleux. Et cet avenir est à nous, pour nous – à présent. Il nous attend de pied ferme ; nous ne le décevrons pas ! Nous sommes prêts… à dévorer le monde, à le dévorer tout cru comme pour le mieux faire entrer en nous et à la fois lui appartenir.

Nous avons faim de tout, de toutes ces petites et grandes choses qui brillent dans le regard de ces beautés anonymes du matin croisées en allant au lycée, véritables fantômes de chair et de sang au parfum envoûtant, encore inaccessibles, …et si belles, tellement belles. Nous sommes affamés de bons films au cinéma où la guerre du Vietnam fait son entrée fracassante avec Apocalypse Now, Retour vers l’enfer ou Platoon ; la guerre continue sur les écrans sur fond de défaite et de traumatismes… Milos Forman – avec Jack Nicholson – nous montre la folie de l’intérieur, les conditions de vie des patients d’un hôpital psychiatrique. Nicholson, les cheveux en pétard, les yeux plus grands que le visage avec un sourire de détraqué restera un peu sur le même registre en devenant fou et possédé dans Shining. Nos héros, ceux du grand écran, Nicholson, De Niro, Al Pacino, Robin Williams et tant d’autres, nous ont montré la voie, celle d’un avenir où tout sera possible : « Ô Capitaine ! Mon Capitaine ! Notre effroyable voyage est terminé. Le vaisseau a franchi tous les caps, la récompense recherchée est gagnée… »

En attendant la fin du voyage et demain, aujourd’hui est prometteur ; il y a de l’insouciance et de la magie dans l’air, les examens n’auront lieu qu’en juin. Les cafés sont emplis de lycéens et d’étudiants coudoyant l’ouvrier en bleu de travail, l’alcolo accroché au comptoir, un verre de blanc limé dans la main droite, une Gitane maïs à moitié éteinte dans l’autre, les doigts jaunis par la nicotine, le nez protubérant, rouge et comme rongé par le vin. Quant aux vétérans de la Deuxième guerre mondiale, ceux qui dès 1941 ou 1942 ont rejoint le Maroc ou l’Algérie et l’armée française, ils sont là eux aussi, accrochés au comptoir, un verre de rouge ou de blanc à la main, une clope au bec et refont leur guerre. A l’époque, il a fallu mentir sur son âge alors que l’on avait à peine dix-sept ans, embarquer à Marseille, puis s’engager en Afrique du Nord. « Tu vois, au-dessus de la porte principale de la caserne, c’était écrit : Vous entrez ici comme des lions, vous sortirez comme des moutons. » nous racontait l’un deux. « Eh bien c’était vrai ! On en a faites des marches dans l’Atlas… Et les boches, putain les boches, on les aimait pas… »

A midi, les plats du jour à trente balles avec un litre de rouge compris s’entasseront sur les tables entre deux petits jaunes, une pression et un café noir jusqu’à quatorze heures. De l’alcolo à l’artisan, de l’ouvrier au vétéran, du petit patron au garçon de bureau, tous consommeront dans la joie et la bonne humeur, tandis que du Juke-box s’échappe dans l’air ambiant la voix de Madonna qui vient se mêler aux chocs des fourchettes et des couteaux dans l’assiette, aux conversations improbables, aux bruits du flipper de la salle de jeux. Les jambons-beurre, croque-monsieur, parts de pizza et autres sandwichs feront le bonheur des plus pressés et des plus pauvres – les lycéens quand ils ont en assez de goûter aux joies de la cantine et de sa routine quotidienne.

L’après-midi débutera ensuite tranquillement pour les uns à écouter un prof captivant, les yeux se fermant toutes les dix secondes, la digestion faisant son œuvre sur une journée commencée très tôt. Pour les autres, une partie de coinche ou de tarot sur une vieille table en bois usée par toutes ces mains maladroites et ivres, ces verres renversés, ces mégots de cigarettes incandescents brûlant sa surface, se déroulera entre deux blagues, quelques histoires cocasses, un café, une bière ou deux et un diabolo cassis. Pour d’autres encore, le baby-foot sera l’activité principale de tout l’après-midi ; ils ne verront même pas l’heure défiler, ratant à « l’insu de leur plein gré », les cours de la deuxième partie de la journée. Alors, dès le lendemain matin, il faudra trouver une excuse bidon et imiter la signature d’un père ou d’une mère. « État grippé ? », ironisera le pion en nous dévisageant lentement comme pour faire monter la pression. « Qu’est-ce qui est grippé ? L’état ?… On dit ÉTAT GRIPPAL! Et dire que ça, ça passe le bac de français à la fin de l’année. Allez, tous en cours… ! » dirat-il sur un ton légèrement aigri et dissimulant mal une certaine colère…

Nous avons faim de tout et d’un rien. Nous avons une faim de loup, un appétit d’ogre et le cœur encore léger, tendre, bercé par les vers de nos chers poètes, par les textes de nos grands auteurs du Lagarde et Michard, les romans d’une nuit de Barjavel plongeant leurs racines dans l’éternité de l’amour, ceux de Boris Vian écumant nos jours d’études ou d’Hermann Hesse libérant le loup qui est en nous pour le laisser vagabonder sur la steppe… Les mots sortent de leur écrin, prennent leur envol et cherchent à donner du sens à des conversations aux accents socio-économiques, philosophiques ou politiques naissants. Marx, le grand Karl n’est pas loin avec sa barbe grise, il ferraille – son manifeste sous les bras – avec un contradicteur sur le plateau télé enfumé de l’émission Droit de réponse de Michel Polac, tandis que Gainsbourg et Renaud se marrent, bourrés comme des coings, le cul bien enfoncé dans des fauteuils confortables. Sur l’autre chaîne, Antenne 2, Jacques Chancel et son Grand Échiquier reçoivent Yves Montand, un des grands de la chanson et du cinéma français.

L’époque est belle et riche, l’art se porte bien. Jean-Michel Basquiat à New York, Andy Warhol et ses copains, Dali en pleine effervescence affirmant que la gare de Perpignan est le centre du monde, la musique anglo-américaine inondant les ondes FM fraîchement libérées du carcan de l’État, une guerre froide qui voit les cerveaux de l’Est passer à l’Ouest, un mur de Berlin qui ne montre pas encore de signes de faiblesse…

…Voilà le temps du lycée, « des rires et des chants », des amours fantasmés, des rêves insensés, d’un éveil de la pensée et toujours, pour toujours, celui de la fraternité et de l’amitié…

Ibonoco

Traduction approximative :

THE HIGH SCHOOL YEARS

…here comes the time of friends, the time of high school, studies, laughter, the first real weekend outings, the first dreams at hand, the first fights where blows do as much fear as harm, sweet-tasting loves, intoxicating encounters with soft, tender and naughty skin…

Life, or rather our life – bubbling, exciting, hectic, and impatient -, the one that beats in our hearts and arteries and which, with each of its regular pulsations, always propels us forward, towards tomorrow, a tomorrow full of enthusiasm, promises, dreams and faith in the future, a future still a little distant but irresistible and fabulous. And that future is ours, for us – now. He is waiting for us with a firm footing; we will not disappoint him! We are ready… to devour the world, to devour it raw as if to better bring us into it and at the same time belong to it.

We are hungry for everything, for all those little and big things that shine in the eyes of those anonymous morning beauties crossed on the way to school, real ghosts of flesh and blood with a bewitching scent, still inaccessible, …and so beautiful, so beautiful. We are starving for good films in the cinema where the Vietnam War makes its crashing debut with Apocalypse Now, Retour vers l’enfer or Platoon; the war continues on the screens against a backdrop of defeat and trauma… Milos Forman – with Jack Nicholson – shows us the madness from the inside, the living conditions of patients in a psychiatric hospital. Nicholson, his hair pissed off, his eyes bigger than his face with a crazy smile will stay a little on the same register by going crazy and possessed in Shining. Our heroes, those of the big screen, Nicholson, De Niro, Al Pacino, Robin Williams and many others, have shown us the way, the way to a future where anything is possible: « O Captain! My Captain! Our terrible journey is over. The ship has reached all the milestones, the desired reward has been won…. »

While waiting for the end of the trip and tomorrow, today is promising; there is carelessness and magic in the air, the exams will only take place in June. The cafés are filled with high school and college students crossing the worker in work clothes, the alcoholic hanging on the counter, a glass of white filed in the right hand, a half-extinguished Gypsy corn in the other, fingers yellowed by nicotine, the nose protruding, red and as if gnawed by wine. As for the veterans of the Second World War, those who joined Morocco or Algeria and the French army in 1941 or 1942, they too are there, hung on the counter, with a glass of red or white in their hands, a cigarette in their beaks and redoing their war. At the time, we had to lie about our age when we were barely seventeen, embark in Marseille, then go to North Africa. « See, above the main door of the barracks, it was written: You come in here like lions, you’ll come out like sheep. « told us one of them. « Well, it was true! We made walks in the Atlas… And the Krauts, the fucking Krauts, we didn’t like them… »

At noon, the dishes of the day with thirty balls and a litre of red included will pile up on the tables between two small yellows, a pressure and a black coffee until 2pm. From the alcoholic to the craftsman, from the worker to the veteran, from the little boss to the office boy, everyone will consume in joy and good humour, while Jukebox escapes into the ambient air the voice of Madonna who comes to mix with the shocks of the forks and knives on the plate, the improbable conversations, the sounds of the pinball machine in the games room. Butter ham, croque-monsieur, pizza slices and other sandwiches will delight the most rushed and poor – high school students when they are tired of tasting the joys of the canteen and its daily routine.

The afternoon will then begin quietly for some to listen to a captivating teacher, eyes closing every ten seconds, the digestion doing its work on a day started very early. For the others, a game of wedge or tarot on an old wooden table worn out by all those clumsy and drunk hands, spilled glasses, incandescent cigarette butts burning on its surface, will take place between two jokes, a few funny stories, a coffee, a beer or two and a broken diabolo. For others, table football will be the main activity throughout the afternoon; they will not even see the hour go by, missing the classes of the second part of the day « without their knowledge ». So, the next morning, you’ll have to find a bogus excuse and forge a father’s or mother’s signature. « Flu-like condition? « , the pawn will ironically stare at us slowly as if to increase the pressure. « Qu’est-ce qui est grippé ? L’état ?… On dit ÉTAT GRIPPAL! And to think that’s what it takes to pass the French baccalaureate at the end of the year. Come on, everyone in class…!  » he will say in a slightly bitter tone and poorly concealing a certain anger…

We are hungry for everything and nothing. We have a wolf’s hunger, an ogre’s appetite and a heart that is still light, tender, rocked by the verses of our dear poets, by the texts of our great authors of Le Lagarde and Michard, Barjavel’s novels of a night that have their roots in the eternity of love, those of Boris Vian scouring our days of study or of Hermann Hesse liberating the wolf that is in us to let it wander on the steppe… The words come out of their box, take flight and seek to give meaning to conversations with emerging socio-economic, philosophical or political accents. Marx, the great Karl is not far away with his grey beard, he scraps – his manifesto under his arms – with an contradictor on the smoky TV set of Michel Polac’s show Droit de réponse, while Gainsbourg and Renaud laugh, drunk as quince, their asses well stuck in comfortable chairs. On the other channel, Antenne 2, Jacques Chancel and his Grand Échiquier welcome Yves Montand, one of the greats of French song and cinema.

The times are beautiful and rich, art is doing well. Jean-Michel Basquiat in New York, Andy Warhol and his friends, Dali in full effervescence, affirming that Perpignan station is the centre of the world, Anglo-American music flooding the FM waves freshly freed from the State’s stranglehold, a cold war that sees the brains of the East passing to the West, a Berlin wall that still shows no signs of weakness…

…This is the time of high school, « laughter and song », fantasized love, senseless dreams, an awakening of thought and always, forever, that of fraternity and friendship….

Ibonoco

34 commentaires Ajouter un commentaire

  1. marie dit :

    Bonjour, un texte qui me parle d’un temps révolu hélas, où effectivement tout semblait possible, un des meilleurs moments de ma vie. Merci pour ce beau texte qui a fait naître en moi des images du temps « jadis » bon après-midi amitiés MTH

    Aimé par 1 personne

    1. ibonoco dit :

      Bonjour Marie et merci.
      Les souvenirs remontent et font revivre quelques instants les jours passés. Et c’est bon
      Belle journée Marie
      Amities
      John

      J'aime

  2. Jeanne Schmid dit :

    Mais mais mais…en fait, c’est pas si loin tout ça!
    Merci John pour le parfum de ces images
    et bon après-midi

    Aimé par 1 personne

    1. ibonoco dit :

      Non, ce n’est pas si loin, quelques décennies… Merci Jeanne et bel après-midi
      John

      Aimé par 1 personne

  3. Belle évocation de « Ces années là ».
    Bonne journée, John.

    Aimé par 1 personne

    1. ibonoco dit :

      Merci l’ami.
      Belle soirée 😊
      John

      J'aime

  4. Des souvenirs heureux, pas pour moi, c’était plutôt une époque sinistre, bien contente que ce soit fini depuis longtemps!

    Aimé par 2 personnes

    1. ibonoco dit :

      Bonsoir Marie-Christine,
      Je comprends. Nos histoires personnelles peuvent être à certains moments de la vie très difficiles à vivre.
      Belle soirée
      John

      J'aime

  5. J’ai vécu les années lycée exactement comme cela, moi aussi ! À vouloir refaire le monde, passionnée par la philo, par tous ces livres qui ouvraient des horizons nouveaux. Ce furent des années d’insouciance teintées de la profondeur des rêves de le changer ce monde …
    Merci pour cette évocation John. Amitiés et belle soirée.

    Aimé par 1 personne

    1. ibonoco dit :

      Bonsoir Catherine,
      Les années lycées, j’aimerais parfois retrouver un peu de cette magie et insouciance que l’on croyait trouver dans l’air mais qui était simplement en nous.
      Amities et belle soirée
      John

      J'aime

  6. Magnifique et juste évocation d’une époque…où l’on se croyait être le centre du monde…
    Qu’il n’y avait rien à notre épreuve…
    Que de souvenirs me revisitent …Ce fut pour moi des années de création et d’expression.
    Nous avions formé un petit groupe à 3 voix – 2 guitares ; répertoire (français et anglais) de l’heure…
    On étudiait dans le métro en se rendant à la Boîte à Chansons où nous nous produisions le soir-même…..
    C’était magique John…

    Merci et bravo pour ton texte…
    Bonne soirée
    Manouchka

    Aimé par 2 personnes

    1. ibonoco dit :

      Bonsoir Manouchka,
      Après le temps des copains, j’ai essayé de poursuivre avec ce texte et de transmettre un peu de cet air du temps que j’ai gardé un peu en moi. Et je suis ravi d’apprendre que tu avais formé un groupe et que vous jouiez le soir dans un club tout en étudiant. Le temps de tes quelques lignes, j’ai moi aussi imaginé cette période musicale, ce groupe, et tout cette effervescence creative.
      Merci Manouchka
      Amities
      John

      Aimé par 1 personne

  7. colettedc dit :

    Il est si bon, de revenir sur ces années du passé où nous étions fantaisistes et remplie(e)s de projets libres et aventureux(ses). Rien ne pouvait nous arrêter !!! C’était la pleine vie !!!
    Bon mardi John,
    Amitiés♥

    Aimé par 2 personnes

    1. ibonoco dit :

      Bonne Colette,
      C’était les années où tout nous appartenait tout simplement parce que tout était encore possible ou du moins on en avait l’impression.
      Belle journée Colette
      Amities
      John

      Aimé par 1 personne

  8. princecranoir dit :

    Ça me revient comme dirait l’autre. Souvenir de cette Material girl living in a materiel world…
    Époque qui m’est revenue en mémoire en voyant la série Chernobyl ! Qu’est ce que je faisais en avril 86 ? j’étais en voyage scolaire en Allemagne… 😕
    Superbe texte, merci pour ce moment 😉

    Aimé par 1 personne

    1. ibonoco dit :

      En 86, on était tous sauvés, le nuage radioactif de Tchernobyl s’était arrêté à notre frontière avec l’Allemagne. Les Anglais étaient au top en matière musicale et Daho tombait pour la France. 😊
      (J’ai adoré la série Chernobyl)
      Il y avait effectivement des voyages scolaires en Allemagne chez des correspondants avant de passer le « Abitur ».
      Merci de ton retour 😊.
      John

      Aimé par 1 personne

  9. J’aime quand tu nous parles de ce temps, quand tu évoques ces souvenirs. On se sent projeté dans une autre réalité. Tout nous parait alors fluide et léger, comme un temps suspendu, un temps de tant de possibles. Un temps d’amitié.
    Un texte comme celui là réchauffe le cœur et nous rappelle nos souvenirs à nous.
    Merci John et belle journée

    Aimé par 1 personne

    1. ibonoco dit :

      Bonjour et merci
      C’est un très beau compliment pour moi que d’amener ne serait-ce qu’une seule personne dans vers une autre réalité par l’écriture. Une réalité qui réchauffe le coeur.
      Belle journée
      Amities
      John

      Aimé par 1 personne

  10. A JACOB dit :

    A reblogué ceci sur Learn Loveet a ajouté:
    …Voilà le temps du lycée, « des rires et des chants », des amours fantasmés, des rêves insensés, d’un éveil de la pensée et toujours, pour toujours, celui de la fraternité et de l’amitié…

    …This is the time of high school, « laughter and song », fantasized love, senseless dreams, an awakening of thought and always, forever, that of fraternity and friendship….

    Aimé par 1 personne

    1. ibonoco dit :

      Merci et belle soirée. 😊😊

      Aimé par 1 personne

      1. A JACOB dit :

        Je pense que nous serons nombreux à nous reconnaître dans ce texte 😋😜 et bravo pour la traduction

        Aimé par 1 personne

        1. ibonoco dit :

          Merci. Échanger et transmettre des impressions, des émotions à partir de souvenirs d’une époque, les faire revivre est une belle chose. Alors, je suis heureux lorsque j’ai un retour tel que le vôtre. 😊😊

          Aimé par 1 personne

  11. Solène Vosse dit :

    Il est de temps à autre de revenir sur son passé, et de s’en recouvrir comme d’une couette légère…. happy days ! Merci de nous faire une place et pour ce moment.
    En tout cas, j’ai bien fait de venir, j’avais qq billets de retard.
    Avec toute mon amitié, à bientôt, John.

    Aimé par 1 personne

    1. Solène Vosse dit :

      Oups ! Il est BON ( de temps à autre)

      Aimé par 1 personne

      1. ibonoco dit :

        J’avais bien compris 😊😊

        J'aime

    2. ibonoco dit :

      Merci Solène de ton retour.
      J’apprécie tes visi6 et ton regard.
      Amities
      John 😊

      Aimé par 1 personne

  12. D’abord, je suis impressionnée par ta mémoire. Tous ces détails, l’atmosphère. De mon côté, j’ai parfois l’impression que c’est si loin – même si je ne suis pas très âgée – qu’il me semble qu’il s’agit d’une autre vie… Mais finalement, c’est un peu le cas 🙂 Le temps passe si vite.
    Merci, John, pour ce voyage temporel 🙂
    Biz et amitié !

    Aimé par 1 personne

    1. ibonoco dit :

      Bonsoir Dom,
      Tout d’abord, je te remercie vivement de tes commentaires qui me touchent.
      La mémoire, il m’en reste encore un peu, suffisamment pour m’imprégner de cette époque que j’ai tant aimée. Non pas qu’elle fût facile pour moi, mais il y avait comme de la magie même si rien ne l’était. Peut-être était-ce le privilège de ma jeunesse que de ressentir cela ?
      Et oui, le temps passe si vite mais en moi ce n’est pas la même chose. C’est d’ailleurs parfois un problème.
      Bizzz et Amitiés 😊
      John

      Aimé par 1 personne

      1. Moi j’adorerais avoir le pouvoir de faire des sauts de puce dans le passé 🙂 Juste pour revivre certains moments. Voire même comprendre certaines choses. Mais j’avoue que je ne suis pas d’une nature nostalgique. J’essaie de vivre le présent intensément. Histoire de n’avoir aucun regret. Enfin, j’essaie…
        Amitié, John !

        Aimé par 1 personne

        1. ibonoco dit :

          Bien sûr Dom.
          Je vis également dans le présent et j’essaie d’y trouver de l’intérêt, ce que j’arrive à faire. Mais ma mémoire et ses souvenirs sont là et parfois, grâce à l’écriture, j’arrive à revoir certaines séquences. Il y
          a de la nostalgie, c’est certain et aussi un formidable espoir de vivre le présent également.
          Et surtout, je prends du plaisir à me replonger en arrière, à faire revivre certaines personnes…
          Merci Dom. J’apprécie vraiment nos échanges.
          Amitiés
          John 😊

          Aimé par 1 personne

        2. De ce côté là, je te comprends totalement. Avec l’écriture je fais aussi « revivre » les belles choses d’avant. Des textes que je garde pour moi pour le moment. D’abord je soigne les douleurs, je consolide le bâtiment et ensuite, peut-être je laisse une trace, en hommage à certains habitants de mon cœur. Pas prête pour le moment. Me concentre sur le présent.
          Moi aussi, j’apprécie nos échanges 🙂
          Belle soirée et douce nuit à toi !

          Aimé par 1 personne

        3. ibonoco dit :

          On a presque la même approche en ce qui concerne l’écriture et les souvenirs.
          J’ai encore quelques pages à écrire mais il me manque parfois l’énergie et d’autres fois, tout est là et j’y prends du plaisir. Un jour, mis bout à bout, cela fera peut-être une.histoire. 😊
          Tout est tellement fugace.
          Belle soirée
          John

          Aimé par 1 personne

        4. Chaque vie est un roman…

          Aimé par 1 personne

        5. ibonoco dit :

          C’est certain et vu comme cela, c’est ce qui est intéressant à essayer de raconter à sa façon.

          Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s