Somewhere in Dublin

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« En ces temps de pandémie où voyager, boire une pinte de bière au comptoir d’un pub, aller au cinéma, au restaurant, où tout simplement aller et venir à notre guise paraît appartenir à un passé révolu, rappelons-nous d’un monde où la Terre était devenue un petit village… »

John Ibonoco

Une rue de Dublin, un lundi vers 18 heures à la tombée de la nuit. Le temps est humide et doux en ce début de mois d’octobre, la mer d’Irlande venant tempérer les premières ardeurs de l’automne. Aucun building à l’horizon pour s’élancer dans le ciel à la rencontre des nuages. Seules les briques rouges ou jaunes des bâtiments et habitations mitoyennes révèlent une architecture typique de l’époque géorgienne ou victorienne sur fond de révolution industrielle. Et, par endroit, au détour d’un angle de rue, d’un quartier, on retrouverait presque comme des airs de New York.

Les bus jaunes à deux étages sillonnent les rues et ramassent au passage les personnes qui vont et viennent d’un point à un autre pour les emporter toutes vers la destination de leur choix. Quelques palmiers en pot alignés le long de terrasses étendent leurs palmes en guise de bienvenue. Des géraniums lierres – en fleur – suspendus sur certains poteaux ont l’air de bien se porter. Dans les jardins des pavillons, de magnifiques yuccas montent la garde depuis déjà de nombreuses années, ils ont l’air d’aimer la richesse de la terre et son hospitalité. D’ailleurs, ici, tout est vert, très vert ; même le ciel s’il le pouvait se teinterait de vert pour faire honneur à Saint Patrick et à sa patrie…

Sur les avenues, on y rencontre beaucoup d’étudiants de Trinity College ou de Dublin City University aux accents français, allemand, espagnol et italien. Il fait bon se balader, s’imprégner de l’humeur bienveillante de la ville et de flâner de rue en rue. Dans le centre, celles-ci sont bondées de monde tandis que les pubs commencent à accueillir l’étudiant étranger, le touriste, le retraité, le groupe de copines, le cadre d’entreprise ou l’employé de bureau. Tout le monde se retrouve au pub, c’est un lieu de vie très familier, on y vient après le travail pour boire une ou deux pintes avant de rentrer à la maison…

Ce soir, tu recherches quelque chose de particulier, quelque chose d’un peu plus typique et d’un peu plus éloigné géographiquement du quartier branché de Temple Bar. Tu veux de la musique irlandaise, de la bière, un p’tit truc à grignoter, en bref de l’animation… mais de l’animation avec une âme authentique, typique et certainement pas à 9 euros la pinte de Guinness. Tu recherches, tu cherches et tu trouves ! Non loin de St Stephen’s Green au sud de Dublin, il y a le O’Donoghue’s Pub au 15 Merrion Row. C’est le Graal pour celui qui désire, l’instant d’une parenthèse, se vivre autrement et ressentir l’Irlande par son folklore et son histoire

Tu pénètres à l’intérieur difficilement, la bar est pris d’assaut par une nuée de personnes une pinte à la main, accoudées au comptoir, discutant, se marrant, allant pisser. Les murs sont recouverts de portraits, de miroirs… Dans chaque coin et recoin, des tables et des tables, des banquettes, des fauteuils et des sièges. Toutes les places sont déjà prises. Et il y a le bruit des discussions qui fusent dans tous les sens, ses paroles qui s’envolent pour tournoyer dans la salle et enfin s’échapper par la porte de la salle arrière qui donne sur une terrasse couverte où des tonneaux servent de table. Ça fume, ça picole, ça rigole, ça discute sous les résistances des chauffages. Il fait bon.

A l’intérieur, il y a le bruit… et la musique, des voix qui s’élèvent sur des sons de bandjo et de guitare. A l’entrée, un groupe affalé sur les banquettes grattent quelques mélodies. A l’arrière, deux seniors chantent des classiques irlandais. Le temps s’est arrêté, comme tous les soirs, sur quelques pages d’histoire et de folklore. C’est la tradition des pubs et de leurs musiques. On y vient aussi pour cela : partager de bons moments entre potes dans une mixité sociale totale. Et il fait bon vivre ces moments-là qui racontent les fragments des temps passés, d’une histoire d’amour ou d’un conte de fée…

John Ibonoco

I met my love by the gas works wall
Dreamed a dream by the old canal
I kissed my girl by the factory wall
Dirty old town
Dirty old town
Clouds are drifting across the moon
Cats are prowling on their beat
Spring’s a girl from the streets at night
Dirty old town
Dirty old town
I heard a siren from the docks
Saw a train set the night on fire
I smelled the spring on the smoky wind
Dirty old town
Dirty old town
I’m going to make me a good sharp axe
Shining steel tempered in the fire
I’ll chop

« In these times of pandemic where traveling, drinking a pint of beer at the pub counter, going to the cinema, to restaurants, where simply coming and going as we please seems to belong to a bygone past, let us remember a world where the Earth had become a small village… »

John Ibonoco

A street in Dublin, on a Monday around 6 pm at nightfall. The weather is wet and mild at the beginning of October, the Irish Sea coming to temper the first ardors of autumn. No building on the horizon to dash into the sky to meet the clouds. Only the red or yellow bricks of the adjoining buildings and houses reveal a typical architecture of the Georgian or Victorian period against the backdrop of the industrial revolution. And, in places, at the bend in a street corner, in a neighborhood, one would find almost like New York airs.

Yellow double-decker buses criss-cross the streets, picking up people as they go from one point to another and taking them all to the destination of their choice. A few potted palm trees lined up along terraces spread their palms as a welcome. Some ivy geraniums – in bloom – hanging on some posts look like they are doing well. In the gardens of the pavilions, magnificent yuccas have been standing guard for many years, they seem to love the richness of the land and its hospitality. Moreover, everything here is green, very green; even the sky, if it could, would be tinged with green to honor St. Patrick and his homeland…

On the avenues, one meets many students from Trinity College or Dublin City University with French, German, Spanish and Italian accents. It’s good to stroll around, soak up the city’s friendly atmosphere and stroll from street to street. In the center, the pubs are crowded with people while the pubs start to welcome the foreign student, the tourist, the retired person, the group of girlfriends, the company executive or the office worker. Everybody meets at the pub, it is a very familiar place to live, one comes there after work to drink one or two pints before going home…

Tonight, you are looking for something special, something a little more typical and a little further away geographically from the trendy Temple Bar area. You want Irish music, beer, a little snack, in short, animation… but animation with an authentic, typical soul and certainly not at 9 euros a pint of Guinness. You search, you search and you find! Not far from St Stephen’s Green in the south of Dublin, there is O’Donoghue’s Pub at 15 Merrion Row. It is the Holy Grail for those who wish, in a moment of parenthesis, to live differently and feel Ireland by its folklore and its history…

You enter with difficulty, the bar is stormed by a swarm of people with a pint in hand, leaning against the counter, talking, laughing, going to pee. The walls are covered with portraits, mirrors… In every nook and cranny there are tables, benches, armchairs and seats. All the seats are already taken. And there is the sound of discussions that flow in all directions, his words flying around the room and finally escaping through the door of the back room that opens onto a covered terrace where barrels are used as tables. It smokes, it drinks, it laughs, it discusses under the resistance of the heaters. It’s nice.

Inside, there is noise… and music, voices rising to bandjo and guitar sounds. At the entrance, a group slumped on the benches strumming some melodies. At the back, two seniors are singing Irish classics. Time has stopped, like every night, on a few pages of history and folklore. This is the tradition of pubs and their music. That’s why we also come here: to share good times with friends in a total social mix. And it is good to live those moments that tell fragments of past times, a love story or a fairy tale …

John Ibonoco

I met my love by the gas works wall
Dreamed a dream by the old canal
I kissed my girl by the factory wall
Dirty old town
Dirty old town
Clouds are drifting across the moon
Cats are prowling on their beat
Spring’s a girl from the streets at night
Dirty old town
Dirty old town
I heard a siren from the docks
Saw a train set the night on fire
 smelled the spring on the smoky wind
Dirty old town
Dirty old town
I’m going to make me a good sharp axe
Shining steel tempered in the fire
I’ll chop

18 commentaires Ajouter un commentaire

  1. gibulène dit :

    old times 😦
    nostalgie
    bises John

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    1. ibonoco dit :

      Snif snif… 🤔
      Bises Hélène
      John

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  2. Un peu de nostalgie! Jolie chanson!

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    1. ibonoco dit :

      Vraiment nostalgique…

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  3. Et pourtant, ce n’était pas il y a si long temps que ça !
    Bonne fin de journée, John.

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    1. ibonoco dit :

      C’est vrai Jean-Louis mais pourtant déjà si loin.

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    2. ibonoco dit :

      Belle soirée Jean-Louus
      John

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  4. marie dit :

    Bonjour John, un brin de nostalgie n’est pas pour me déplaire bien au contraire,reverrons nous ce temps? il me semble que cela fait 100 fois que je te poses la question, avoue c’était le bon temps n’est ce pas; et le pire c’est qu’on ne le savait pas, Bisous bonne soirée MTH

    Aimé par 1 personne

    1. ibonoco dit :

      Oui, on ne le savais pas. Je ne le savais pas… comme bien souvent. Et aujourd’hui, il ne nous reste que nos souvenirs en espérant qu’un jour, nous pourrons enfin vivre en respirant en toute liberté.
      Liberté, j’écris ton nom.
      Bisous Marie
      John

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  5. Paquerite dit :

    J’enfile un veste et on se retrouve devant le pub ? 😉

    J’en ai ras le bol de de ce couvre feu, on vit comme des malheureux coupés de toute forme de vie sociale, c’est long et c’est très mauvais pour le moral. Je plains les personnes qui vivent seules, ce doit être encore bien pire…
    merci pour le rêve, pour la ballade, pour la sortie et la magnifique chanson culte !
    Bonne soirée John

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    1. ibonoco dit :

      Bonjour Corinne,
      Oui il y en a marre. Une petite incursion en Irlande ne fait pas de mal. Surtout en ce moment. Allez ! Sortons et allons prendre un verre.
      Amitiés
      Johb

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  6. colettedc dit :

    Oui, il faut l’espérer, ce temps de liberté mais, ce n’est pas encore pour demain, hélas !
    Bonne journée John,😘
    Amitiés

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    1. ibonoco dit :

      Hélas ! Mais je crois, j’espère que cela encore possible. 😊
      Amitiés
      John

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      1. colettedc dit :

        Encore possible oui ; je le crois, moi de même ! 🙏

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        1. ibonoco dit :

          Bonne soirée Colette 🙂
          Restons optimistes
          Amitiés
          John

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  7. ramrock dit :

    A reblogué ceci sur Ramrock's Blog.

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    1. ibonoco dit :

      Merci l’ami

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      1. ibonoco dit :

        Insouciante et de la fin des 70’s. Autant dire d’un autre siècle 😉

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