Souffrir en silence…

 

« On a des mots pour dire une peine légère, mais les grandes douleurs ne savent que se taire. »

Traduction approximative :

« We have words to say a light sentence, but the great pains are silent. » 

 

Sénèque le Jeune (né environ entre l’an 4 av. J.-C. Et l’an 1 apr. J-C. – 65 apr J.C.) est un philosophe stoïcien, un dramaturge et un homme d’État romain du Ier siècle.

 

 

 

18 commentaires Ajouter un commentaire

  1. gibulène dit :

    idée reprise nombre de fois, et principalement par Lamartine, je crois… l’Hippolyte de Sénèque en a fait un adage……

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    1. ibonoco dit :

      En effet, c’est une idée moult fois reprises. Mais aujourd’hui, a-t-on vraiment le droit d’exprimer sa souffrance ? Et si oui, ne risque-t-on pas déranger le « bien portant » ?

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      1. gibulène dit :

        bien sûr qu’on a le droit, au même titre que le « bien portant » peut faire la sourde oreille !!! personne ne dit de hurler, mais l’un des meilleurs moyens d’apprivoiser la douleur, voire de la maîtriser, est de l’exprimer….. ceci pour les douleurs de l’esprit. La douleur corporelle, aussi lancinante soit-elle, doit elle aussi s’exprimer avec retenue, pudeur peut-être. Ne serait-ce que pour la soigner et si possible la guérir. Je suis pour l’expression dans la dignité. Bonne soirée John

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        1. ibonoco dit :

          Bonsoir Hélène,
          La dignité doit être au centre des préoccupations et des valeurs humaines dans toutes les dimensions d’intervention de l’homme. A fortiori, lorsqu’il s’agit de la douleur. Je ne peux qu’être d’accord avec toi.
          Très bonne soirée Hélène
          Amitiés
          John

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  2. Raymond QUENEAU : Les grandes douleurs sont muettes. Mais il fait rajouter derrière cet adage à un de ses personnages : Je ne suis pas d’accord, moi quand je me brûle, je crie Aïe !

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    1. ibonoco dit :

      Et encore une fois, l’humour de Queneau est superbe. C’est aussi cela le génie français en littérature.

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  3. Hédoné dit :

    Et je trouve cela bien dommage. Car partager / accueillir les plus grands chagrins, c’est aussi rentrer en contact avec le monde.

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    1. ibonoco dit :

      Bonjour Hédoné,
      Souffrir en silence n’est pas une obligation. Partager son fardeau peut faire du bien. Nous existons, « même dans la douleu  »

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  4. juliette dit :

    oui John , les profondes douleurs de cœur ne s’étalent pas pour mon cas , question de pudeur à mes yeux de réservée , mais chacun livre et délivre ce qu’il veut !

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    1. ibonoco dit :

      Bonjour Juliette,
      Je crois effectivement – comme toi – que tout ne s’étale pas. Parfois, l’on n’a pas d’autre choix que de parler. D’autres fois, la douleur nous étranglant, il est alors impossible de parler.

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    1. ibonoco dit :

      Marie-Christine,
      Je te souhaite une belle soirée.
      John 🤗

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  5. L’art est un excellent moyen d’exprimer ce qui ne peut se dire avec des mots. Les peintres, les sculpteurs.. mais c’est vrai aussi que parfois les mots se défilent, nous fuis. On demeure muet face à l’horreur, l’indicible. J’aime beaucoup tes choix de citations. Merci John. 😊

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    1. ibonoco dit :

      Merci Frédéric pour ton commentaire et ton appréciation.
      L’art nous civilise
      Belle soirée John 😊

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  6. Bonjour et merci pour l’abonnement de mon univers! J’aime beaucoup les philosophes d’avant J-C. « La souffrance », vaste débat intéressant, car je l’ai côtoyé pendant 24 ans dans un centre anticancéreux en tant que personnel paramédical! La grande souffrance psychologique est parfois pudique suivant l’éducation que nous avons reçu mais ce serait bien de l’exprimer car elle permet à la personne de verbaliser ses maux par des mots, pourquoi la cacher, cela éviterais bien des gestes irréparables. Ensuite c’est une question de choix, en parler à ses proches ou à un professionnel de la santé! Je comprends que l’exprimer souvent peut aussi être « dérangeant », déstabilisant pour les proches et amis car ils sont impuissants, d’où la nécessité d’accompagner la personne souffrante vers un spécialiste. Paradoxalement, la souffrance engendre des génies dans l’art, elle est canalisée sur le fait de pouvoir l’exprimer à travers une œuvre. Les grands comiques, pas tous, sont de grands anxieux. Bon je ne vais pas faire une thèse car là je pourrais remplir des pages. A un certain stade, j’ai connu des amis qui préférais la souffrance physique, celle qui se voit, qui est concrète, qui « s’accepte » aux yeux des autres à la souffrance psychologique. Voilà ma petite participation à votre débat, bonne soirée à tous ツ

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    1. ibonoco dit :

      Et bien je te remercie. Si ton intervention n’est pas une thèse, c’est à tout le moins une excellente synthèse à propos de la douleur, de notre comportement et de ce qu’elle peut produire.
      Et je suis très heureux de m’être abonné également à ton blog.
      Excellente soirée
      John 😊

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  7. colettedc dit :

    Oh ! Que c’est vrai, que cela, John !
    Et pourtant, cela devrait l’être encore plus, et pour cause, hein !
    Bon vendredi,
    Amitiés♥

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    1. ibonoco dit :

      Bonjour Colette,
      Bon vendredi à toi
      Amitiés
      John 😊

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