INTERVIEW WITH MY CAT

(Réédition) ENTRETIEN AVEC MON CHAT Elle est là tout près de moi, comme toujours… recherchant une petite place au soleil, un petit coin de chaleur, de douceur et de tranquillité. Parfois, elle met un peu de temps à se décider – l’affaire étant grave – , mais une fois le lieu de la sieste choisi,…

NOM DE CODE ORNICAR

–  « Mais ou et donc or ni car ? » répète en boucle la maîtresse de sa voix sévère aux petits élèves en blouse de sa classe en ce matin d’automne où déjà il ne fait plus bon mettre le nez dehors. Les vents violents mais encore doux pour la saison arrachent les feuilles des tilleuls de la…

ÉCRITURE AUTOMATIQUE

(Réédition du 21 septembre 2018) Aujourd’hui, il n’y a rien à dire, rien à écrire. Même l’écriture automatique de nos amis surréalistes n’y peut rien. La main traîne lentement sur la page blanche en ne laissant aucune trace, aucun mot ni même aucune rature. La bille du stylo est sèche, l’encre s’en est allée chercher…

In Techno Music We Trust !

(Réédition du 26 juillet 2018) Nous avions soif de fête ! Nous avions faim ! Nous ne pensions qu’à la fin de la semaine et aux sorties. Les autres soirs, les places pour noctambules avertis de Lyon nous retenaient également tard dans la nuit. On trouvait toujours des pubs comme le Look Bar, la Vieille…

Dès l’aurore…

    « Dès l’aurore, dis-toi par avance : je rencontrerai un indiscret, un ingrat, un insolent, un fourbe, un envieux, un insociable. Tous ces défauts sont arrivés à ces hommes par leur ignorance des biens et des maux. » « Begin in the morning by saying to yourself, I shall meet with the busybody, the ungrateful, arrogant,…

Daily routine (quotidien) is painless

  (Réédition du 9 août 2018) Ah ! toi, quotidien, sacré quotidien, ennemi incontournable, frère de sang impitoyable qui constamment me poursuit sans faire le moindre bruit. Aujourd’hui, tu ne m’auras pas ! Je pars à Zanzibar : « ça fait trop longtemps que ça dure, les coups bas, les coups durs… », le cafard, les bobards et toutes ces…

Rue de la Charité…

      (Réédition du 30 juillet 2018) Rue de la Charité… entre la place Antonin Poncet et la rue Sala, le vendredi 27 juillet 2018. Demain dans la soirée, il fera un orage d’été puissant et rageur. Pour l’heure, il fait très très chaud ce midi pour le passant qui déambule d’un point vers…

Just a wave…

    UNE ONDE Tu es une onde dans l’eau quand il pleut à grosses gouttes sur mon cœur, sur mes joues, les jours d’orage, les soirs d’ennui, les nuits d’oubli, de rage et de désespoir, d’amertume et d’affliction… Une onde, juste une toute petite onde filant de ton cœur vers le mien comme un…

Ambition et sentiments

  « La sainte créature, elle ignorait que là où l’ambition commence, les naïfs sentiments cessent.» Traduction approximative : « The holy creature, she didn’t know that where ambition begins, naive feelings cease. » Honoré Balzac, alias Honoré de Balzac (1799 – 1850) in Illusions perdues (1837 – 1843), Les deux poètes, est un célèbre écrivain, romancier, dramaturge,…

Somewhere in Dublin

(Réédition du 11 octobre 2018) Une rue de Dublin, un lundi vers 18 heures à la tombée de la nuit. Le temps est humide et doux en ce début de mois d’octobre, la mer d’Irlande venant tempérer les premières ardeurs de l’automne. Aucun building à l’horizon pour s’élancer dans le ciel à la rencontre des…

Juste un désir…

    Respirer profondément et lentement l’air tiède d’une matinée d’été qui se lève – en s’étirant – sur un corps encore plongé dans la torpeur d’une nuit étoilée… et se dire que peut-être il reste en nous-mêmes, tout au fond de notre être, un peu de cette petite étincelle, cette magie enivrante des anciens…

Don’t touch me!

    « Rien ne me touche, tout m’atteint »   Traduction approximative « Nothing touches me, everything reaches me »   Ibonoco

My sound of silence

(Réédition du 29 novembre 2018) Elle entre dans la cuisine le sourire aux lèvres, le portable à la main et s’appuie machinalement contre le meuble en bois près de la table. Elle souffle un peu, embrasse son homme puis machinalement consulte rapidement ses mails. Le travail c’est le travail, on ne sait jamais, une urgence,…

Comment te dire je t’aime ?

      « Écrire sur ceux que l’on aime, c’est souvent dire : « Je t’aime » à l’imparfait » Ibonoco   Traduction – très – approximative   « Writing about those you love often means saying: « I love you » in an imperfect way » Ibonoco    

Blasphème

    L’Evangile selon l’Homme Au commencement était l’Art Et l’Art était avec l’Homme Et l’Art était l’Homme. IL était au commencement avec l’Homme. Tout fut par Lui Et sans Lui rien ne fut Ce qui fut en Lui était le génie. Et le génie était la lumière de sa vie Et la lumière luit…

You are my breath

       I Marcher en l’air et voir la terre Au lendemain d’une éclosion Mourir d’amour et vivre l’enfer Au surlendemain d’une éducation Ne sois pas qu’une illusion ! « Moving forward using all my breath Making love to you was never second best I saw the world thrashing all around your face Never really knowing it…

HISTOIRES SANS PAROLES

      HISTOIRES SANS PAROLES Un regard tranquille Une fuite impossible Une attente paisible Sur un pont impassible Elle pense, L’air un peu trop calme Ce n’est pas un drame Par un jour sans charme De ne pas verser de larmes Elle frémit, Il fait bon ce matin Un matin sans chagrin Un matin…

1991

    EPILOGUE Et moi, je m’emporte Contre les vents mauvais Qui blessent ton cœur D’une langueur monotone. Pourquoi tant de sanglots longs Et tous ces violons ? Les jours anciens appartiennent au passé A la tristesse et aux joies d’un passé révolu Qui gémit pour se faire écouter. Et l’heure sonne et l’heure sonne… Laissons-la…

Song for the dead

CHANSON DE FOU   Vous aurez beau crier contre la terre, La bouche dans le fossé, Jamais aucun des trépassés Ne répondra à vos clameurs amères. Ils sont bien morts, les morts, Ceux qui firent jadis la campagne féconde ; Ils font l’immense entassement de morts Qui pourrissent, aux quatre coins du monde, Les morts. Alors…

SI LA NUIT M’ETAIT CONTEE

      Midi-Minuit, enfin la nuit… toutes les âmes sont grises quand elles rôdent follement éprises d’un regard chaud sans méprise d’un va-et-vient sans nul répit. Mais la nuit est leur paradis quand l’alcool et le sang les grisent quand un rien les excite, et attise les feux d’un bassin étourdi par l’air vif…