« L’oisiveté est, dit-on, la mère de tous les vices, mais l’excès de travail est le père de toutes les soumissions. »
Albert Jacquard, né le 23 septembre 1925 à Lyon et disparu le 11 septembre 2013, était d’abord mathématicien avant de devenir l’un des plus vibrants généticiens humanistes de France. Avec sa verve inimitable — un savant allié à la curiosité d’un poète — il a déconstruit nos certitudes sur l’hérédité pour mieux défendre que « l’environnement fait l’homme ». Militant infatigable pour la justice sociale et l’égalité, il bousculait sans relâche nos dogmes « scientifiques » et nos préjugés.
Sur France Culture, de septembre 2001 à juillet 2010, il signait chaque matin Le regard d’Albert Jacquard, une chronique où il distillait en quelques minutes sa vision humaniste de la science et de la société. On le croisait aussi régulièrement sur France Inter (Le téléphone sonne) ou France Info pour commenter l’actualité scientifique et éthique, sa voix posée et son humour pince-sans-rire plaidant toujours pour une science « à visage humain ».
Toujours accessible, mêlant anecdotes personnelles et explications limpides, chaque intervention était une invitation à réfléchir… et à rêver d’un monde plus solidaire. Un passeur de savoir qui nous rappelle que la science n’est rien sans conscience.
“They say idleness is the mother of all vices, but overwork is the father of all subservience.”
Albert Jacquard, born on September 23, 1925 in Lyon and passed away on September 11, 2013, was first a mathematician before becoming one of France’s most passionate humanist geneticists. With his unmistakable flair—a scholar joined to a poet’s curiosity—he deconstructed our certainties about heredity to better defend the idea that “environment shapes humanity.” A tireless activist for social justice and equality, he relentlessly challenged our so-called scientific dogmas and entrenched prejudices.
On France Culture, from September 2001 to July 2010, he signed in each morning’s broadcast Le regard d’Albert Jacquard, a brief chronicle in which he distilled, in just a few minutes, his humanist vision of science and society. You’d also find him regularly on France Inter (Le téléphone sonne) or France Info, commenting on the latest scientific and ethical news—his calm voice and dry wit always arguing for a “more humane” science.
Always accessible, blending personal anecdotes with crystal-clear explanations, each of his appearances was an invitation to think—and to dream of a more united world. A true bridge-builder of knowledge, he reminds us how essential conscience is to science.
Le syndrome Albert Jacquard : le savant dans un domaine, reconnu comme tel, mais qui s’imagine qu’il peut aborder d’autres disciplines où il n’a aucune formation, et qui énonce de ce fait ânerie sur ânerie.
C’était le cas de ses chroniques, affligeantes : idées fausses, simplistes et erronées.
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Un toutologue ?
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John, thank you for sharing the bio and voice of Albert Jacquard. He offers a refreshing light of human conscience.
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You are welcome my Friend
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