Today, I only offer you some flowers

le
The Communards – So Cold The Night

je t’offre presque rien de fleurs
tu me dis qu’il ne fallait pas
ce n’est qu’une caresse d’odeurs
qui consoleront ta mémoire
quand d’autres fleurs plus tard
viendront blesser ton cœur

(P.102)



j’en bave
tout me coûte
tout me gave
que me foutent
le cap Fréhel et Valparaíso
je vois le ciel chagrin
Paris
la tour Eiffel
et les oiseaux
je respire moins
jusqu’à rien
et la mort m’époumone
en voiture Simone

(P.103)

Hervé Prudon, (1950 – 2017), in Devant la mort, poèmes, Carnet I, Editions GALLIMARD, nrf, Paris, 2018,pp.102-103., est un écrivain, journaliste et scénariste français, spécialisé dans le roman policier et la littérature d’enfance et de jeunesse. Il a également ce recueil de poésies dont est extrait le présent texte. « Atteint d’un cancer diagnostiqué en août 2017 et se sachant condamné, il remplira deux carnets noirs… d’une écriture tremblée. Une centaine de poèmes qui tous parlent de la mort à venir et frappent par leur lucidité et l’urgence dont ils sont un puissant témoignage (Sylvie Péju) ».

The Communards – So Cold The Night

I offer you only some flowers
you tell me that it was not necessary
it is only a caress of odors
that will console your memory
when other flowers later
will come to wound your heart

(P.102)

I’m drooling
everything costs me
everything bores me
I don’t care
about Cape Freel and Valparaíso
I see the sorrowful sky
Paris
the Eiffel Tower
and the birds
I breathe less
to nothing
and the death epoumonizes me
let’s go

(P.103)

Hervé Prudon, (1950 – 2017), in Devant la mort, poèmes, Carnet I, Editions GALLIMARD, nrf, Paris, 2018,pp.102-103. is a French writer, journalist and scriptwriter, specializing in detective novels and children’s and youth literature. He also has this collection of poems from which the present text is extracted. « Stricken with cancer diagnosed in August 2017 and knowing he was doomed, he will fill two black notebooks … of a trembling handwriting. A hundred poems that all speak of the death to come and strike by their lucidity and the urgency of which they are a powerful testimony (Sylvie Péju). »

10 commentaires Ajouter un commentaire

  1. juliette dit :

    oui , c’est très beau et le contexte poignant !
    Des fleurs, l’amour et la mort …
    Bise John
    j’aime bien ce morceau qui accompagne bien ce poème

    Aimé par 1 personne

    1. ibonoco dit :

      Bises Juliette
      Passe une belle journée… et en musique – elle est un bon compagnon.
      Les Communards avec Jimmy Somerville…, c’est toute une époque
      Amitiés
      John

      Aimé par 1 personne

  2. pvcann dit :

    I love these examples

    Aimé par 1 personne

    1. ibonoco dit :

      Thank you my friend Paul Vincent.
      Take care
      John

      Aimé par 1 personne

      1. pvcann dit :

        My pleasure John

        Aimé par 1 personne

  3. colettedc dit :

    Être capable d’écrire ainsi, en toute fin de vie, comme c’est beau !
    Bon jeudi John,
    Amitiés 😘

    Aimé par 1 personne

    1. ibonoco dit :

      J’ai en effet trouvé cela magnifique et d’une grande sérénité face à la mort que l’auteur savait proche.
      Bon jeudi Colette
      Amitiés
      John

      Aimé par 1 personne

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