UNE LEÇON TARDIVE Ce n’est pas le jardin de ma mèreoù, entre les plates-bandes de sarriette et basilic,on m’apprenait à vivre dans mon sillonpendant que je tenais les balances lourdesde la liberté. Le jardin, je l’ai porté de longues annéescomme un foulard invisibleautour de mon couet plus avec les yeux qu’avec le cœurj’aspirais l’odeur des…