When the walls come tumbling down…

    EN IRAK Quand les murs s’écrouleront et que leur poussière étouffera les regards que les années d’autrefois se réveillent enfin ! Les exilés reviendront au milieu de la tempête tempête qui fait pâlir toues les poèmes du désespoir et mon unique désir malgré l’assassinat du coeur sera qu’ils gardent la tête                                         sur les…

Who dares to love, who dares to say?

« Si je me suis trompé en disant : je t’aime, je préfère avoir dit je t’aime. On ne me fera pas envier celui qui a eu raison sans aimer. » Philippe Léotard, le 28 août 1998 SANS MOI Mon chant profond,Ma tombe heureuse, N’oublieront pas mon frémissement,Qui buvait son souffle aux racines,A l’extrémité de la longue…

Never again will we be mute

MURS Nous,Solides et durs, nous les murs,Condamnés à écouter et à nous taire,Des milliersDes milliers d’années nous restâmes soumis,Écoutant, comprenant,Étouffant en nous silencieusementLa rumeur des générations.Mais plus jamais nous ne serons muets,Nous entendronsL’escalade,La griffade,La tornadeDes pesants, des pas épaisDes pas d’acier.Il vient un colosse, un puissant,Et tout ce qui, hier encore,Régnait,Comme le rocOu le granitÀ…

The language of birds

LES TROIS OISEAUX L’oiseau de fer, l’oiseau d’acier,après avoir lacéré les nuages du matinet voulu picorer des étoilesau-delà du jour,descend comme à regretdans une grotte artificielle. L’oiseau de chair, l’oiseau de plumesqui creuse un tunnel dans le ventpour parvenir jusqu’à la lune qu’il a vue en rêvedans les branches,tombe en même temps que le soirdans…

To my dearest brother…

Cher frère blanc Quand je suis né, j’étais noir,Quand j’ai grandi, j’étais noir,Quand je suis au soleil, je suis noir,Quand je suis malade, je suis noir,Quand je mourrai, je serai noir. Tandis que toi, homme blanc,Quand tu es né, tu étais rose,Quand tu as grandi, tu étais blanc,Quand tu vas au soleil, tu es rouge,Quand…

On my street…

    LA RUE DE BUCI MAINTENANT… Où est-il parti le petit monde fou du dimanche matin Qui donc a baissé cet épouvantable rideau de poussière et de fer sur cette rue cette rue autrefois si heureuse et si fière d’être rue comme une fille heureuse et fi ère d’être nue. Pauvre rue te voilà…

Doors open before me…

PORTES Des portes s’ouvrent devant moi – chantantes, gémissantes, jaunes,Et derrière chaque porte un visage blême rit.Il est minuit. La ville dort. Le silence d’un monastère Chuchote en moi : quelqu’un meurt cette nuit, meurt cette nuit… La lune d’argent autour de mon cou noue une cravate.Mon visage; rayon d’esprit, danse parmi d’obscurs miroirs.Des portes,…

To the perched stars.…

Aux Étoiles Perchées. … Ainsi je vais, bonnant-malantUn goût de blues et de vin rouge,Aux étoiles perchées, content …Rêvant vie nouvelle ou tout bouge !Je la veux d’un feu passionnant,Atteindre l’Hydille … Aube rouge,Goût de blues, clopin-clopan,Aux étoiles perchées je bouge. David Bunel, poète français contemporain To the perched stars.… So I’m going, In good…

Come sing under the moonlight

Le Chanteur et la Lune Je l’ai vu jouer avec les coeurs et les hyacinthesJe l’ai vu mourirSa chemise tachée de mûresUn poignard dans le coeurJ’ai vu une toile d’araignéeEnvelopper sa flûte brisée, silencieuseJ’ai vu la lune verte de ses yeuxSe coucher derrière les balcons nocturnes et les maisonsQuand lui, se mourait si calmeAu bord…

At night, my lady is a river

(Réédition) (A Julie que je ne connaissais pas,16 ans, décédée du coronavirus, 24-25 mars 2020) DAME HUATXEQUE A peine sortie du bain, nouvellement née de la nuit, nue, salutaire, elle rôde vers les lisières. Sur sa poitrine flambent des joyaux arrachés à l’été. L’herbe lisse, l’herbe bleue presque noire qui croît au bord du volcan,…

I’m so fragile

TOI SI FRAGILE Toi si fragile enfin tu te ressembles comme ce mot léger, si pur qu’il tremble et se refuse à la bouche, à l’oreille et va mourir, écume sur la grève. Tu ressentais cela quand, dès l’enfance, tu mariais la cerise et la fraise et n’osais pas manger tant de beauté. Tremble ta…

On the beach

POUR NORLINE Cette plage restera videpour de nouvelles aubes couleur ardoisedes lignes que le ressac effacesans cesse avec son éponge,et quelqu’un d’autre viendrade la maison encore endormie,une tasse à café chauffant dans sa maincomme autrefois mon corps se lovait sur le tien,pour mémoriser ce passaged’une sterne sirotant le sel,comme quand on aime une lignesur une…

Take this kiss upon the brow !

UN RÊVE DANS UN RÊVE Tiens ! ce baiser sur ton front ! Et, à l’heure où je te quitte, oui, bien haut, que je te l’avoue : tu n’as pas tort, toi qui juges que mes jours ont été un rêve ; et si l’espoir s’est enfui en une nuit ou en un jour,…

Along the way…

EPILOGUE Les brises du soir morosesTraînent en moi leur ennuiLe long du chemin la nuitUne à une éteint les roses. Les chaudes apothéosesDe l’horizon vide ont fuiEt dans la brume, sans bruitSe désagrègent les choses En vain j’ai fouillé glacél’immensité du passéEt ses ruines sans bornes Dans leur solitude mornePas un oiseau n’a crié… Je…

My little Lou

  (Réédition) Au Lac de tes yeux très profond Mon pauvre coeur se noie et fond         Là le défont Dans l’eau d’amour et de folie Souvenir et Mélancolie Guillaume Apollinaire pour Geneviève Marguerite Marie-Louise de Pillot de Coligny, dite Louise de Coligny-Châtillon, surnommée Lou. Guillaume Albert Vladimir Alexandre Apollinaire de Kostrowitzky, dit Guillaume Apollinaire…

The Fisherman’s Voice

  Une petite histoire de pêcheur… « En 1184, Les Taira avaient quitté Yashima pour aller prendre position à Kojima, en Bizen. 30 000 cavaliers Minamoto installèrent leur camp près de là à Fujito, les deux troupes n’étant séparées que par un un étroit bras de mer peu profond. Moritsuna, un chef Minamoto paya un pêcheur…

It’s pretty dumb

LE TEMPS PERDU Devant la porte de l’usinele travailleur soudain s’arrête le beau temps l’a tiré par la vesteet comme il se retourneet regarde le soleiltout rouge tout rondsouriant dans son ciel de plombil cligne de l’oeilfamilièrementDis donc camarade Soleiltu ne trouves pasque c’est plutôt conde donner une journée pareilleà un patron ? Jacques Prévert…

For whom the bell tolls

Aucun homme n’est une île Aucun homme n’est une île,Un tout, complet en soi ;Tout homme est un fragment du continent,Une partie de l’ensemble ; Si la mer emporte une motte de terre, L’Europe en est amoindrie, Comme si les flots avaient emporté un promontoire, Le manoir de tes amis ou le tien ; La…

Until the day I die…

Préface Jusqu’au jour de ma mort devant le Ciel Que je n’aie le moindre soupçon de honte…Moi qui ai toujours été sensibleAu seul bruissement du vent dans le feuillage ! D’un coeur qui chante les étoiles Je dois aimer tout ce qui va mourantEt parcourirLe chemin qui m’est donné. Cette nuit encore les étoiles se…

I not have embers in my eyes…

APRÈS L’INCENDIE Je dois ramasser mes décombresleur donner la forme humaine qu’ils avaientet aller de l’avantQue je n’aie pas de braises dans les yeuxni de nuages de fumée noire dans l’âmeQuelques cicatricespar-ci par-là sont acceptablesPour le reste rejeter la douleur derrière soinettoyer ses cendreset poursuivre son chemin Traduction française : Josiane Gourinchat Óscar Arturo Hahn…