Paris brûle-t-il ?

    Un matin désenchanté de décembre qui file sans demander son reste aux vapeurs de la veille encore présentes sur les trottoirs endoloris de la cité. Ô cité millénaire, antique cité, lieu de tant de révolutions où l’Homme chercha un avenir et une élévation vers de sages Lumières émancipatrices. Ô Lutèce, mon amie Lutèce,…

Une histoire de famille

La famille ? C’est toute une histoire ! Une histoire que l’on se raconte au fil des années, que l’on vit jour après jour et l’on – se – transmet au gré des souvenirs affleurant à la surface d’un présent parfois récalcitrant. La famille ? Ce sont toutes ces têtes qui disparaissent du paysage de la vie pour…

My sound of silence

Elle entre dans la cuisine le sourire aux lèvres, le portable à la main et s’appuie machinalement contre le meuble en bois près de la table. Elle souffle un peu, embrasse son homme puis machinalement consulte rapidement ses mails. Le travail c’est le travail, on ne sait jamais, une urgence, un problème ou un simple…

Une soirée à L’EMPIKA

          Réédition du 6 juillet 2018 Il fait déjà nuit et presque froid du côté de la rue piétonne des Marronniers ce soir-là. Ça commence à grouiller sur les trottoirs. La foule est de sortie, on peut entendre la ville qui s’agite et veut faire la fête. A partir du jeudi…

L’Hubris est une cinglée

L’Hubris est une tempête furieuse, hideuse, et dévastatrice se déchaînant dans un verre de haine et de destruction. Elle ne connaît que l’agitation infernale des problèmes quotidiens que l’on impose à l’autre de force. Elle ne sait qu’éprouver de la rancœur et de la colère derrière un masque de sourires botoxés et de rouge à…

What a wonderful life… ma soeur Anne !

  Depuis toutes ces années tu cours, tu cours et tu cours après toi-même, après le soleil, après le destin, après tes enfants, après des sœurs qui ne viennent plus à la maison, après…, après…, après… Le temps a passé en balayant du revers de la main les souvenirs de ton enfance pour ne laisser…

Léopold et vous

FEMME NOIRE Femme nue, femme noire Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté ! J’ai grandi à ton ombre ; la douceur de tes mains bandait mes yeux. Et voilà qu’au cœur de l’Été et de Midi, je te découvre, Terre promise, du haut d’un haut col calciné Et…

Inventaire des choses bonnes pour ma santé… III

INVENTAIRE DES BONNES CHOSES POUR MA SANTE… III Je veux encore humer l’odeur de ces veilles pages jaunies et fragilisées par ces toutes petites mains avides de mystères, d’énigmes à résoudre, de dangers à braver et de sensations fortes qui t’emportent toute la nuit dans un tourbillon d’imagination et de rêves… et qui resteront gravées…

Ambulatoire

Aux alentours de dix heures, à une ou deux minutes près et quelques secondes de trop qui se courent après, les unes derrière les autres : ici, le temps n’a plus vraiment d’importance… Une chambre double avec vu sur le parc, des arbres magnifiques au feuillage jaune, d’autres – un peu à la traîne –…

Il est 5 heures, Lyon s’éveille…

5h00 et quelques poussières d’étoiles tout là-haut dans le ciel… On entend déjà dans la nuit d’un matin récalcitrant le bruit de quelques moteurs qui commencent à s’agiter sur les avenues de la ville tandis que les tramways remplissent déjà leur office… « Il est 5h00 Lyon s’éveille ». Il est 5h00, il fait humide et frisquet…

A La Martin…

    (Réédition du 28 juin 2018) Chaque jour, pour moi, se rejouait l’aventure du bus m’absorbant dans le flot des lycéens s’en allant jouer dans la cour des grands, au lycée. Chaque jour, le même trajet vers une nouvelle journée qui n’en finissait pas de ne pas en finir avec elle-même… Chaque jour, en…

Entretien avec mon chat

Elle est là tout près de moi, comme toujours… recherchant une petite place au soleil, un petit coin de chaleur, de douceur et de tranquillité. Parfois, elle met un peu de temps à se décider – l’affaire étant grave – , mais une fois le lieu de la sieste choisi, elle s’apaise, se détend, la…

Une âme peut en cacher une autre

Si tu poses doucement, tout doucement ta petite main sur la mienne avec une infinie tendresse, Si tu effleures ma colère – comme ma joie – du bout de tes lèvres et du fond de ton être, Si tu cherches dans la profondeur de mon regard les battements de ton cœur, Alors dans le fond…

La nuit, tous les chachats sont gris…

Un grand bureau vide, trois écrans d’ordinateur, une lampe au néon éblouissante, un poste de téléphone, de grandes baies vitrées surplombant de cinq étage une rue déserte à la nuit tombée, Lyon s’endort dans les bras d’un soir d’automne à peine réchauffé par les rayons timides d’une journée encore ensoleillée. L’esprit s’éveille au monde invisible…

Ce matin, j’ai perdu que’que chose…

Ce matin en allant travailler, j’ai perdu que’que chose. Un p’tit je ne sais quoi s’en est allé je n’sais où. Un p’tit que’que chose m’a quitté et je ne m’en étais même pas rendu compte jusqu’à ce que je rentre chez moi le soir, comme chaque soir, comme tous les soirs depuis vingt-cinq ans….

Au 12 du quai Romain Rolland

  Fin des années 80, quelque part entre la Presqu’île et les quais de Saône côté 5ème. En arrivant de la Presqu’île par le rue Grenette, tu files tout droit, toujours tout droit – tu as tout de même le temps, il n’est pas encore dix-huit heures. Tu avances… le regard qui flotte, qui s’égare…

First train to Belfast !

Dublin, 5h30. Le jour n’a pas encore vraiment envie de se lever. En ce samedi matin d’octobre, le temps est frais et pluvieux. La veille, à Lyon, il faisait beau et chaud avec une température l’après-midi de 27°C. Le bus jaune de la ligne 41, bus à deux étages, arrive à l’heure. Le chauffeur, lui,…

Somewhere in Dublin

Une rue de Dublin, un lundi vers 18 heures à la tombée de la nuit. Le temps est humide et doux en ce début de mois d’octobre, la mer d’Irlande venant tempérer les premières ardeurs de l’automne. Aucun building à l’horizon pour s’élancer dans le ciel à la rencontre des nuages. Seules les briques rouges…

Bob, reviens !

Bob reviens ! Allez, déconne pas, reviens ! Reviens me voir le soir, encore une fois, une toute petite fois, juste une petite dernière fois, comme avant. Reviens… comme tu savais si bien le faire pendant ces après-midi où tout s’arrêtait pour ne laisser place qu’à l’imaginaire derrière les rideaux d’une chambre qui s’ouvraient sur des aventures…

Mad World…

Il y a des jours où tout va bien, où tout va très bien, où tout est bien et beau, et où tu te sens vraiment mais vraiment bien dans tes baskets. Aucun « ciel bas et lourd »  qui pèse sur ta tête « comme un couvercle » ni aucun « drapeau noir » à l’horizon. Rien que du beau temps…